Belgique

La commission des Sports du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé mardi un avant-projet de décret visant à mieux lutter contre le dopage parmi les sportifs amateurs, notamment ceux qui fréquentent des salles de fitness où des contrôles pourront être menés à l'avenir. Le décret, qui devrait être approuvé prochainement en séance plénière pour une entrée en application au cours du premier semestre 2019, vise en réalité à permettre à l'organisation nationale anti-dopage (ONAD) en Communauté française de répondre à ses obligations internationales en la matière.

Aujourd'hui concentrés sur le sport de haut niveau, les contrôles de l'ONAD pourront à l'avenir aussi cibler les disciplines pratiquées de manière libre et sans affiliation sportive, comme le fitness ou les courses à pied où le dopage est de plus en plus courant.

Pour atteindre une meilleure efficacité, le décret garantit l'autonomie opérationnelle de l'ONAD et confie à la seule commission interfédérale disciplinaire en matière de dopage (CIDD) la compétence de juger tout cas de dopage allégué ou constaté.

Cette compétence disciplinaire ne relèvera donc plus à l'avenir des différentes fédérations sportives, lesquelles peuvent parfois prendre des attitudes fort différentes pour des faits parfois fort similaires.

De plus, si le sportif est non affilié à une fédération, celui-ci n'a avec le système actuellement en place aucun risque d'être sanctionné.

"Avec ce nouveau décret, tout contrôle positif sera donc suivi d'une décision et d'une sanction conforme au Code mondial antidopage, ce qui n'était pas nécessairement le cas avant pour certaines fédérations sportives", fait valoir le ministre Rachid Madrane (PS), auteur de ce projet de décret.

Autre nouveauté: les cas avérés de dopage pourront également se voir imposer des amendes administratives, en plus d'éventuelles sanctions sportives.

Pour faire face à cet accroissement de tâches de l'ONAD, deux travailleurs temps plein administratifs seront engagés prochainement.