Belgique

Le ministre-président flamand Geert Bourgeois a rejeté vendredi matin la contre-proposition du gouvernement bruxellois concernant les normes de bruit. "C'est l'art de présenter une provocation comme un compromis", a-t-il déclaré alors que se tenait une action des compagnies aériennes - réunissant les syndicats et les employeurs - devant son cabinet. Le gouvernement bruxellois a lancé jeudi une proposition pour prolonger la période de tolérance à certaines conditions, par exemple que le gouvernement n'autorise plus aucun vol sur la Route du Canal au-dessus de Bruxelles. Le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N-VA) avait déjà qualifié jeudi la proposition de "jeu tactique".

Geert Bourgeois a repris la critique à son compte vendredi. Les deux gouvernements se sont réunis mardi, sans résultat, et le gouvernement bruxellois vient, deux jours plus tard, avec une contre-proposition présentée via les médias, a dénoncé le chef de gouvernement flamand. "C'est un petit jeu tactique."

Geert Bourgeois a répété que les normes renforcées que Bruxelles veut appliquer - une tolérance zéro en matière de normes de bruit pour les avions qui survolent la capitale - menacent 60.000 emplois.

Le ministre-président flamand estime qu'il n'y aura aucune solution à court terme. Le gouvernement flamand examinera vendredi la possibilité de déclencher une deuxième procédure en conflit d'intérêts.


La communauté aéroportuaire tire la sonnette d'alarme auprès de responsables politiques

La communauté aéroportuaire de Brussels Airport a tenu une action de protestation vendredi matin auprès de différents responsables politiques impliqués dans le dossier des nuisances sonores provoquées par les avions survolant Bruxelles. Une fois n'est pas coutume, syndicats, employeurs, travailleurs et associations sectorielles se sont réunies sous le même leitmotiv: trouver une solution et éviter des pertes d'emplois. L'action organisée vendredi matin vise à sensibiliser les décideurs politiques à trouver rapidement une solution dans cet épineux dossier. L'absence de solution risque d'inciter des entreprises à quitter Zaventem, ce qui entraînerait de nombreuses pertes d'emplois, déplore la communauté.

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées dès 8h00 sur la place des Martyrs, devant le cabinet du ministre-président flamand, Geert Bourgeois. La délégation lui a remis 18.350 signatures et marques de soutien. Les manifestants devaient ensuite se rendre au cabinet du ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, et au cabinet du Premier ministre, Charles Michel.