Belgique

Sabena

Poste, Belgacom et SNCB n'ont pas de caisse noire

Interrogé jeudi à la Chambre par les députés Benoît Drèze CDH) et Jean-Marc Nollet (Ecolo) au sujet de l'existence d'une caisse noire servant à offrir des bonus salariaux au top management de la défunte Sabena, le secrétaire d'Etat aux Entreprises publiques, Bruno Tuybens (SP.A) a déclaré avoir été choqué par le système mis en place. Il fait confiance à la justice pour faire toute la lumière sur ce qui, ont expliqué les députés, apparaît bel et bien comme un mécanisme d'évasion fiscale. M. Tuybens a précisé que les entreprises publiques actuelles (La Poste, Belgacom et le groupe SNCB) lui avaient affirmé n'avoir pas recours à ce genre de pratiques. MM. Nollet et Drèze se sont étonnés que ce système frauduleux n'ait pas été mis au jour lors des travaux de la commission d'enquête parlementaire sur la faillite de la Sabena. Non sans humour, M. Drèze (dont le parti a vivement critiqué le dispositif de rapatriement des capitaux) a remercié le gouvernement d'avoir mis en place la DLU (déclaration libératoire unique) puisque c'est à l'occasion de l'étude d'un de ces dossiers que l'existence de la société offshore de la Sabena avait été découverte.

Judiciaire

Despiegeleer veut des devoirs en plus

L'échevin carolo déchu Claude Despiegeleer (PS) devait comparaître jeudi en chambre du conseil, à Charleroi, en vue de son renvoi (ou non) en correctionnelle. En cause : le dossier de la "chaudière de Carcassonne", où il est impliqué avec son fils Vincent ainsi qu'avec le fonctionnaire communal responsable du secteur d'économies d'énergie, Jean-Pol Incecca. La chaudière ? Lorsque, à l'entame du dossier de "La Carolo", les enquêteurs avaient perquisitionné la maison que M. Despiegeleer possède dans le Sud français, à Esperaza, (Carcassonne), ils avaient remarqué une chaudière qui... avait été l'objet d'un marché public, pour une tout autre destination (La Libre du 15/11/2005). Si on disait alors côté "Despi" qu'un ami avait installé l'engin et que tout était normal, l'enquête de la juge d'instruction France Baeckeland n'a pas dû aller en ce sens, puisqu'il fut inculpé. Mais l'audience de jeudi n'a duré que le temps, pour ce conseil, de demander des devoirs complémentaires. Que la juge peut refuser ou accepter. A suivre.

Kimyongur : très secret, le rapport !

le 27 septembre 2006, Chambre et Sénat décidaient que le rapport des Comités P et R sur la bizarre arrestation d'un militant du DHKP-C (extrême gauche turque), Bahar Kimyongur, en avril aux Pays-Bas, devait être réalisé en commun (c'était après les révélations de "La Libre" et du "Soir"). Eh bien, le rapport est là. Mais il sera malaisé d'en débattre démocratiquement. Sénateurs et députés des commissions de suivi ne peuvent que le lire, sans copie et même sans prendre de notes ! Au nom d'une enquête judiciaire qui est... jugée même en appel ? Sans doute, non. Mais au nom de quoi, alors ?