Belgique

Le porte-parole du CD&V a qualifié samedi les rumeurs relatives aux relations difficiles au sein du parti de "foutaises en bouteille". "On ne fait pas la différence entre des relations personnelles et les fonctions que les intéressés occupent. La règle au sein du parti veut que chacun reste dans son rôle et joue celui-ci à fond", a-t-il indiqué en réaction aux rumeurs qui circulent depuis plusieurs jours faisant état d'une détérioration des relations entre le premier ministre Yves Leterme, le ministre-président flamand Kris Peeters et la présidente du parti, Marianne Thyssen.

Samedi, plusieurs journaux revenaient sur le sujet à propos des déclarations respectives de MM. Leterme et de Peeters sur les 400 millions d'euros de participation flamande à l'effort budgétaire fédéral. On insiste au CD&V qu'il faut faire la différence entre les relations personnelles et les prises de positions adoptées dans le cadre des fonctions de chacun.

Pendant les négociations, M. Leterme n'est pas au service du CD&V mais est le premier ministre qui cherche un accord. Quand il formule des propositions, il est normal que les partis fassent des remarques y compris Marianne Thyssen, souligne encore le porte-parole.

Le premier ministre cherche aussi un équilibre budgétaire sans recourir à des trucs et ficelles pour créer des marges. De cette façon il défend l'intérêt du pouvoir fédéral. M. Peeters pour sa part défend ceux du gouvernement flamand, dit encore le porte parole du CD&V.

Il ajoute que depuis 2004, lorsque M. Leterme est devenu ministre-président flamand, l'époque est passée où le Premier flamand était une sorte d'appendice du premier ministre. Ils sont maintenant sur un pied d'égalité et peut-être n'est-on pas encore habitué à cette situation. Et de remarquer qu'il en va sans doute de même en Wallonie ce qui ne signifie par que le ministre-président Rudy Demotte ne s'entend pas avec la vice-première ministre Laurette Onkelinx.