Belgique

Le ministre bruxellois du Budget Guy Vanhengel, critiqué ces derniers jours par l'opposition régionale mais aussi par le ministre-président flamand Kris Peeters pour ne pas s'en être tenu aux objectifs budgétaires, s'est finalement engagé mardi à atteindre l'équilibre en 2015. "S'attaquer à un montant de 40 millions d'euros (de déficit) sur un budget de 3,5 milliards n'est pas quelque chose d'insurmontable", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Guy Vanhengel avait essuyé quelques critiques il y a quelques jours après avoir proposé que les Régions apportent une contribution à l'effort budgétaire fédéral. La députée bruxelloise sp.a Elke Roex avait souligné que la Région devrait au préalable économiser au moins 200 millions d'euros. Lui-même confronté à des difficultés budgétaires, le ministre-président flamand Kris Peeters avait renvoyé M. Vanhengel à ses études, soulignant que la Région bruxelloise n'avait "pas été capable" de remplir ses propres objectifs.

Mardi, le ministre bruxellois du Budget a décidé de prendre le taureau par les cornes. "La Région avait arrêté une trajectoire budgétaire pluriannuelle prévoyant un déficit de 40 millions d'euros en 2015. Aujourd'hui, le fédéral demande d'atteindre l'équilibre en 2015. Nous ferons cet effort", a-t-il annoncé, même si ce sont les élections de 2014 qui détermineront la coalition qui sera alors en place.

Cet effort bruxellois signifie également que la Région-Capitale n'a plus besoin de financement supplémentaire de la part du fédéral. "La Région attend le montant complémentaire prévu par la sixième réforme de l'Etat", a souligné Guy Vanhengel. Les nouveaux efforts consentis par la Région-Capitale "ne coûteront pas non plus des centaines de millions d'euros comme en Flandre (où l'Open Vld, le parti de Guy Vanhengel siège dans l'opposition)", a-t-il fait observer.

Le Premier ministre Elio Di Rupo rencontre mardi les ministres-présidents des entités fédérées. Il sera question de budget et de programme de stabilité.