Belgique

C'est l'un des petits nouveaux du 18 mai: BUB, pour «Belgische Unie - Union belge». Qui veut se lancer où il peut, en dépit de toutes les difficultés technico-médiatico-politiques qu'éprouvent à percer les formations en devenir. Le président de celle-ci, un jeune avocat bruxellois néerlandophone, Hans Van De Cauter, les découvre au fur et à mesure: les collectes et légalisations de signatures, le seuil électoral, les disparités de financement, l'accès aux antennes (il planche sur un recours au Conseil d'Etat contre la RTBF)... Mais soit, lui et sa centaine de militants ont la foi. Unitariste. «Nous pouvons représenter une grande partie de la population belge, qui ne demande qu'à vivre en paix, assure Van De Cauter, tête de liste à Bruxelles. Nous sommes des adversaires féroces du séparatisme et au niveau national, nous sommes les seuls à le dire. Les partis francophones le disent aussi, mais seulement aux francophones. Je m'étonne de leur confiance: la bipolarité mènera toujours aux problèmes communautaires». Voilà pourquoi la BUB, reprenant sous son aile un reliquat (en Flandre orientale) de l'avatar unitariste précédent, le BEB, prône notamment la suppression des régions au profit des provinces, en simple décentralisation. Et si elle est partie de Flandre, c'est bien là que «l'urgence s'impose».

Rappelons (LLB du 11/3) que la BUB doit se présenter pour la Chambre dans les cinq provinces flamandes, à Bruxelles-Hal-Vilvorde, Nivelles et Namur.

© La Libre Belgique 2003