Belgique

Q uatre et demi pour cent entre le MR et le PS : sur leur lancée des derniers baromètres, les réformateurs confirment leur leadership retrouvé à Bruxelles.

Non seulement les libéraux et leurs alliés du FDF et du MCC renforcent leur position de premier parti de la capitale mais le Parti socialiste a encore perdu 0,6 pc depuis le sondage du mois de mars. Cela dit, les premiers ne sont pas encore à leurs niveaux des élections fédérales du 18 mai 2003 : ils y avaient engrangé 31,2 pc des voix alors que le Parti socialiste fait 0,4 pc de mieux qu'à l'époque. Autre parti à avoir incontestablement le vent en poupe : c'est le CDH qui est passé de 12,6 pc à 13,4 pc. Ecolo progresse encore également mais dans une mesure moindre, montant de 10,1 à 10,4 pc.

Les partis flamands de Bruxelles connaissent des sorts divers : malgré une campagne électorale très dynamique, l'Open VLD perd 0,2 pc et revient à 2,8 pc, alors que le SP.A - Spirit passe, lui, de 1,9 à 2,6 pc.

Le CD & V perd des plumes

Une progression en soi par rapport aux partis flamands qui est parallèle à celle que les socialistes et les "spiritiste"s enregistrent en Flandre.

Les chrétiens-démocrates, par contre perdent un pour cent. C'est plutôt surprenant quand on sait que le CD & V et son allié, la Nieuw-Vlaamse Alliantie progressent partout au nord du pays. On en viendrait à se demander si le discours très flamando-flamand de Brigitte Grouwels ne se retourne pas contre la Sécrétaire d'Etat chrétienne - démocrate. Groen !, de son côté n'a pas vu son compteur bouger depuis le baromètre du printemps : il est resté bloqué sur 0,6 pc...

Frémissement Dedecker ?

Par contre, la Lijst Dedecker qui avait été créditée de 0,4 pc en mars passe à 0,5 pc. Où la liste du remuant ancien entraîneur de judo - à ne pas confondre avec la tête de liste MR au Sénat, Armand De Decker... - va-t-elle chercher ses suffrages ?

On pense tout naturellement au Vlaams Belang qui nage aussi dans les eaux troubles du populisme.

Eh bien, il faut se détromper : l'extrême droite sans encore atteindre les 6 pc des législatives de 2003 est encore passé de 4,6 à 4,8 pc.

Par contre, le Front national retombe de 4,1 à 3,8 pc.

Toutes ces évolutions ont encore une autre conséquence : les petits partis francophones qui avaient obtenu 5,4 pc aux élections de mai 2003 n'en recueilleraient plus que 3,7 pc. Du côté flamand aussi, les petits poucets de la politique reculent.