Belgique

Maintenant que les postes de circulation de la police fédérale et que les zones de police locales ont rentré la plupart des données relatives (les chiffres de la police fédérale du Brabant, active dans les trois Régions, n’ont pas été repris) aux contrôles d’alcoolémie effectués six semaines durant (avant, pendant et après la période des fêtes de fin d’année), le secrétaire d’Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe (CD&V), la ministre de l’Intérieur, Annemie Turtelboom (Open VLD) et l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR) sont en mesure de dresser un bilan de cette campagne de sensibilisation et de répression. Et ce bilan est bon.

Entre le 27 novembre 2009 et le 11 janvier 2010, 212 592 conducteurs ont été soumis à un test de l’haleine et ce test s’est avéré positif pour 7 819 d’entre eux, soit 3,7 % ; 2 390 usagers présentaient une alcoolémie comprise entre 0,5 et 0,8 pour mille et 5 429 dépassaient les 0,8 pour mille. En 2008, le pourcentage de tests positifs s’était élevé à 4,8 %.

Le chiffre obtenu en 2009/2010 est le plus bas depuis que les campagnes Bob ont commencé, en 1995, ce qui est évidemment très encourageant.

C’est toutefois du côté flamand que les résultats sont les meilleurs avec une proportion de conducteurs "imbibés" de 3,4 %, contre 4,4 % en région wallonne et 4,6 % en région bruxelloise.

On notera, au passage, que le nombre de tests de l’haleine a été plus de deux fois plus important en Flandre (131 392) qu’en Wallonie (64 250).

Si l’on affine encore un peu l’analyse, on relève que le taux d’automobilistes dépassant la norme admise est le plus élevé en Brabant wallon (6,7 %) et le plus faible dans le Limbourg (2,6 %) alors qu’il atteint 5 % en Hainaut, dépasse les 4 % à Bruxelles, à Liège et en Flandre occidentale, est au-dessus des 3 % en Flandre Orientale, en Brabant flamand, à Anvers et à Namur et les appproche (2,9 %) dans le Luxembourg.

Il sied encore de préciser que 84 % des tests ont été effectués lors de contrôles ciblés, 10,3 % lors de contrôles de routine, 5,5 % à la suite d’un accident avec dégâts corporels et/ou matériels et 0,1 % (293 quand même) avant que le conducteur s’installe au volant.

Lors des contrôles de routine, 5,7 % des conducteurs "testés" (contre 8,7 % en 2008) étaient positifs. Lors des contrôles ciblés, le pourcentage de conducteurs "dans le rouge" était sensiblement plus élevé la nuit (5,9 %) que le jour (1,9 %). Cette différence nuit/jour était encore plus spectaculaire (34 % contre 7,5 %) lorsque le test était effectué après un accident.

Commentaire général : l’objectif des 180 000 tests d’haleine a été largement dépassé, le nombre de contrôles a augmenté de 23 % par rapport à l’année précédente, la communication relative au risque d’être contrôlé a porté ses fruits et il faut se réjouir, dit-on du côté des autorités, que 96 % des automobilistes soumis à un contrôle se soient révélés sobres.

Mais la petite minorité de ceux qui n’ont toujours pas conscience des dangers de la conduite sous influence continue à prendre une part toujours beaucoup trop importante dans le fléau des accidents de la route, principalement lorsque ceux-ci se produisent la nuit et singulièrement les nuits de week-end. Il s’agit donc de continuer à taper sur le clou.

D’ailleurs, M. Schouppe a fait savoir que les contrôles "alcool" allaient se poursuivre, sous toutes les formes possibles, car "Bob doit être présent tous les jours de l’année".