Belgique Carlo Di Antonio (CDH) a tranché. Un accident grave s’y est encore produit ce jeudi.

Jeudi soir, sur la N25 à Court-Saint-Étienne, une voiture a percuté un tracteur agricole. Coincé dans les tôles de son véhicule, le conducteur a dû en être désincarcéré. Grièvement blessé, il a ensuite été transporté à l’hôpital.

De quoi relancer un débat jamais vraiment éteint. Car les accidents, parfois mortels, impliquant des tracteurs sont nombreux sur cette route où les automobilistes circulent à 120 km/h.

Faut-il dès lors interdire les tracteurs sur la N25, cette route nationale qui traverse le Brabant wallon, reliant Louvain à Nivelles ? Le débat va enfin se terminer. Carlo Di Antonio (CDH), ministre wallon chargé de la Sécurité routière a tranché dans le vif : les tracteurs y seront formellement interdits d’ici au mois de juillet.

Il n’a pas attendu l’accident de ce jeudi pour prendre cette orientation, qui va enfin se matérialiser sur la route. L’accident de ce jeudi vient cependant appuyer d’une triste manière sa décision. "L’administration va soumettre le projet d’arrêté aux communes. Cela clarifiera le statut juridique de la route. En clair, elle sera strictement dévolue aux voitures, donc interdites aux véhicules lents, comme les tracteurs", nous explique le cabinet Di Antonio.

En pratique, les communes ont deux mois pour répondre une fois l’arrêté déposé. Elles n’ont cependant pas le pouvoir de bloquer la réforme. Les panneaux interdisant aux tracteurs de circuler seront ensuite placés. Le cabinet Di Antonio estime que l’interdiction pourrait être d’application d’ici un peu plus de deux mois.

"Le problème de la N25 réside dans le trop grand différentiel de vitesse entre les voitures qui roulent à 120 km/h et les tracteurs qui circulent à 30 ou 40 km/h. La présence de ces véhicules lents peut constituer une sérieuse entrave à la mobilité, sans pour autant que les tracteurs aient fait la moindre mauvaise manœuvre", reprend le cabinet Di Antonio.

"La décision a été prise au terme de plusieurs réunions avec la police locale et la FWA (Fédération wallonne de l’Agriculture). Les accidents en témoignent bien : il fallait prendre cette décision."