Belgique

Comme les syndicats s’y attendaient, le groupe Caterpillar a dit non, jeudi, lors d’un conseil d’entreprise, à l’alternative industrielle proposée par des cadres du site de Gosselies.

Ce projet prévoyait de maintenir, sur un tiers de la superficie, une activité d’assemblage de chargeuses sur pneus qui aurait employé quelque 450 personnes, dont 350 travailleurs de Caterpillar. “La proposition des cadres est financièrement viable et techniquement faisable. Caterpillar a aujourd’hui validé l’approche ainsi que les chiffres présentés et a rejeté notre proposition pour des raisons uniquement stratégiques”, ont tenu à faire savoir les auteurs de cette alternative.

Des raisons stratégiques qui tiennent au fait que le projet occuperait encore trop de surface à Gosselies, la taille du site et donc son coût étant une des raisons avancées par Caterpillar pour fermer l’usine de Gosselies. Les dirigeants du groupe ont tout de même souligné une proposition “de haute qualité”.

Le personnel ouvrier de Gosselies sera averti de ce refus ce jeudi après-midi lors d’assemblées du personnel. Pour les employés, ce sera lundi.

"Le groupe Caterpillar a étudié cette alternative en profondeur et avec trois niveaux d'analyse", indique la porte-parole de Caterpillar Gosselies. Virginie Brenneraedts explique que "l'alternative permet d'atteindre les objectifs de réduction de coûts, voulus par le groupe, de façon similaire à la fermeture de Gosselies" mais qu'elle présente "une différence sensible et moins intéressante que la fermeture en matière de réduction de la surface de production et d'actifs immobilisés". Un autre problème pointé par Caterpillar concerne le fait que l'adoption de l'alternative impliquerait "la restructuration massive des usines de Gosselies et de Grenoble, qui deviendraient vulnérables; Gosselies parce qu'on n'y assemblerait plus qu'un seul produit".

La porte-parole souligne qu"il est temps maintenant qu'on avance dans les discussions sur les conditions de départ du personnel afin de minimiser son inquiétude".