Catherine Fonck: "Revoir dès aujourd'hui le salaire de Bellens"

Van Dievort Charles, de la rédaction de Twizz Radio Publié le - Mis à jour le

Vidéo
Belgique

Catherine Fonck a réagi aux informations divulguées ce matin à propos du plan du ministre Paul Magnette qui entend plafonner et encadrer les rémunérations des patrons des grandes entreprises publiques.

Elle juge qu'il est indispensable de limiter et d'encadrer ces rémunérations qui aujourd'hui peuvent atteindre 400 fois le salaire de base au sein des entreprises, une situation qualifiée d'humainement inacceptable.

La proposition qui est ce matin sur la table du conseil des ministres concerne les futurs contrats des patrons de ces entreprises publiques, mais Catherine Fonck estime qu'il y a lieu également de revoir dès aujourd'hui les contrats en cours.

"Je vous avoue être personnellement perplexe devant des contrats comme, par exemple, celui de Belgacom: 2 millions d'euros annuels", déclare la chef de groupe cdH à la Chambre, qui rappelle qu'il s'est passé des événements pas banals récemment au sein de cette entreprise.

"Je trouve que ça vaudrait vraiment la peine, aujourd'hui, de la part du gouvernement, et plus particulièrement de la part du ministre en charge, de revoir les contrats existants [...] dans des limites plus décentes au niveau des rémunérations et des salaires. Celui de Belgacom est particulièrement indécent", insiste-t-elle, tout comme celui du CEO de Dexia-Belfius parti récemment avec dans son contrat un parachute de 1,2 million dont la parlementaire espère bien qu'il ne sera pas payé vu la manière dont la banque a évolué et ce que l'Etat a dû investir.

On peut cependant s'interroger sur la cohérence du gouvernement. Paul Magnette dépose aujourd'hui une proposition pour plafonner les rémunérations des patrons des grandes entreprises publiques, or tout récemment on apprend que le salaire du futur patron de Belfius - dont l'Etat est actionnaire à 100% - serait de 700.000 euros. "Je ne vois pas très bien non plus la cohérence" reconnaît Catherine Fonck qui s'étonne aussi du montant avancé. "Ca me paraît beaucoup par rapport aux missions qui sont à relever dans une banque où l'Etat – et donc le contribuable – a quand même mis largement ses billes". La chef de groupe cdH à la Chambre compte bien interroger les ministres à ce sujet.

Publicité clickBoxBanner