Belgique

Selon une étude menée auprès de près de 2.000 personnes par la VUB, 13% des Belges âgés entre 25 et 35 ans ne veulent pas d’enfant. L’envie d’enfant est nettement moins présente chez les hommes de cette tranche d’âge (16% n’en désirent pas) que chez les femmes (11%).

Toutes les classes sociales touchées

Cette proportion de couples qui n’entendent pas devenir parents est largement plus élevée que la moyenne européenne. En Europe, seulement 7% des hommes et 5% des femmes de 25 à 35 ans ne souhaitent pas prolonger leur lignée.

Qu’est-ce qui pousse tant de Belges à ne pas vouloir procréer? Différents facteurs jouent un rôle, selon l’enquête. On notera aussi des différences d’approche selon les groupes sociaux. Exemple: 20% des citoyens peu qualifiées disent ne pas vouloir d’enfant, contre seulement 11% des détenteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Les premiers seraient plus “tièdes” que les seconds car ils estiment ne pas être sûrs de pouvoir élever un enfant dans de bonnes conditions.

Mais attention: les Belges ayant des carrières qu’ils considèrent comme “très importantes” sont aussi moins “convaincus” (18%) que ceux pour qui elle ont moins d’importance (9%).

Enfin, la situation relationnelle joue également son rôle: parmi les célibataires, 25% disent ne pas envisager d’enfant. C’est quatre fois plus que leurs concitoyens installés dans une relation de couple.

Des conditions "primordiales"

Si l’enquête démontre que les enfants ne sont pas toujours un choix volontaire, elle met surtout en lumière les facteurs liés à l’environnement. Si les conditions sont optimales (profession intéressante, salaire convenable, relations de couple et sociales stables) , seuls... 6% des jeunes Belges ne voudraient pas d’enfant.

Plusieurs études ont été menées ces dernières années en Europe et aux Etats-Unis au sujet des couples qui ne voulaient pas avoir d’enfants. L’une d’elles, conduite par des sociologues de l’Université du Maine et citée par le Huffington Post, a montré que le choix des couples “abstinents” avait été, dans une large majorité des cas, mûrement réfléchi.

Mode de vie et priorités

La plupart des gens interrogés disaient avoir régulièrement remis leur décision en question. Ils ajoutaient cependant qu’avec les années, ils avaient établi des priorités et adopté un certain mode de vie, que la venue d’un enfant aurait risqué de bouleverser.

Certains jeunes adultes objets de l’étude avaient également mis en avant le fait que l’exemple de proches ayant des enfants et rencontrant des difficultés pour mener de pair éducation et vie professionnelle les avait refroidis.

D’autres ont avancé des arguments économiques et...environnementaux, parlant de “surconsommation” dans le chef de familles avec enfants. D’autres encore ont répondu qu’ils ne voulaient pas d’enfants car ils avaient peur de les élever dans un monde hostile, sur une planète dangereuse.

Cette étude avait montré que les hommes avaient, davantage que les femmes, fait état de convenances personnelles, affirmant par exemple que des enfants les empêcheraient de voyager, d’avoir des loisirs, bref de profiter de la vie.