Belgique A la suite du Pacte pour un enseignement d'excellence, la charge de travail des enseignants va être revue. Ou du moins « précisée », comme le répète régulièrement la ministre de l'Education Marie-Martine Schyns (CDH). Elle souhaite par exemple que, dans l'horaire d'un prof, les heures consacrées au travail collaboratif soient explicitement inscrites.

Pour l’heure, cette réforme n’est pas encore arrêtée, mais en front commun, les syndicats socialistes, chrétiens et libéraux de l'enseignement s'inquiètent qu’elle mène à un alourdissement de la charge de travail des profs.

Le 4 juin, ils avaient manifesté devant le cabinet de la ministre, la menaçant d'autres actions à la rentrée si le dossier n'était pas clarifié. Soucieuse d'apaiser les esprits, la ministre a postposé la rédaction finale du décret pour étudier les demandes des syndicats.

Soulagés mais attentifs, ces derniers ont cependant lancé une pétition auprès des enseignants pour maintenir une pression maximale sur le cabinet. Ce vendredi, elle était déjà soutenue par plus de 5 500 signataires.

Les inquiétudes du secteur

Cette initiative ne fait pas du tout les affaires des autres acteurs de l’enseignement, dont les réseaux. Sans la clarification de la charge horaire des profs, beaucoup de dossiers relatifs au Pacte d’excellence seront mis en difficulté (dont le dossier des plans de pilotage). Et plusieurs acteurs de l’enseignement rappellent que cette clarification de la charge horaire faisait partie de l’avis n°3 qui fixe l’horizon du Pacte d’excellence, et qui avait reçu l’accord des syndicats.

A quelques mois des élections régionales du mois de mai, d’importants dossiers du Pacte prennent donc encore un peu plus de retard. Or, on sait qu’en cas de bouleversement politique à la suite des élections, le Pacte risque d’être détricoté si les plus importantes évolutions qu’il prévoit ne sont pas fondues dans des décrets.