Belgique

VANDE LANOTTE: "SP.A ET PS DOIVENT QUITTER LE GOUVERNEMENT". Pour le président des socialistes flamands Johan Vande Lanotte, l'électeur a donné un signal indiquant que le sp.a et le PS doivent quitter le gouvernement, a-t-il déclaré lors du débat des présidents de partis flamands sur la VRT. M. Vande Lanotte a dit vouloir "agir en conséquence". Une réforme de l'Etat n'est pas la priorité actuelle du sp.a ni de l'Open Vld, mais les deux partis ont indiqué être d'accord pour y collaborer.


PROJECTION DE LA REPARTITION DES SIEGES. Selon les résultats actuellement disponibles le CD&V/N-VA aurait 30 sièges à la Chambre soit +8. L'Open Vld viendrait en deuxième position avec 18 sièges (-7) suivi du Vlaams Belang 17 sièges (-1) et sp.a/Spirit 14 sièges (-9). Groen! aurait 4 sièges et la liste de Jean-Marie Dedecker (LDD) 5 sièges. Le Vlaams Belang perd un siège dans la circonscription d'Anvers. La LDD obtient 2 sièges dans la circonscription de Flandre Occidentale et 1 siège dans les circonscriptions d'Anvers, de Flandre orientale et de Louvain. Dans l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, le CD&V/N-VA décroche 3 sièges, l'Open Vld et le Vlaams Belang chacun 2 sièges, Groen! et sp.a/Spirit chacun 1 siège. Au total, les partis flamands auraient donc 9 sièges, c'est-à-dire le même nombre que sous la précédente législature.


LES FRANCOPHONES N'AURONT PAS LA TACHE FACILE.

Les partis flamands vont se radicaliser sur le plan communautaire et les partis francophones n'auront pas la tâche facile, a analysé dimanche le vice-président cdH du gouvernement wallon et tête de liste en Brabant wallon, André Antoine. " J'ai le sentiment qu'en Flandre, tout le monde va se radicaliser", a-t-il dit. Le cartel CD&V/N-VA voudra réaliser son programme et les autres ne voudront pas apparaître plus "mous" que lui. " La tâche sera donc difficile pour les Francophones", a-t-il ajouté. Et d'expliquer: " Pour les quatre partis francophones, il y a au moins un point commun: ce sera de dire non aux revendications institutionnelles insensées". La secrétaire fédérale d'Ecolo et tête de liste au Sénat, Isabelle Durant, a abondé dans le même sens. " Le temps est passé de s'envoyer des noms d'oiseaux", a-t-elle dit.


DEFAITE DU PS DUE A CHARLEROI: LE PS ANNONCE DES MESURES. Le président du parti socialiste, Elio Di Rupo, a reconnu dimanche la défaite électorale du PS qu'il a attribuée aux affaires de Charleroi. Selon lui, ce signal est "un appel à un changement de comportement" qu'il appelle de ses voeux. "L'heure est venue de prendre des décisions radicales et je le ferai", a-t-il précisé. Rappelant "les erreurs inacceptables commises par quelques uns", Elio Di Rupo a indiqué qu'il "redoublera d'énergie" pour rendre au PS "sa véritable place". Rappelant l'initiative qui sera prise au Parlement wallon relativement à la gestion communale, le président du PS et ministre-président wallon a indiqué qu'il prendra "les mesures politiques qui s'imposent". Il faudra des mesures y compris internes au parti socialiste, a pour sa part expliqué le ministre Rudy Demotte parlant de la "tache de Charleroi". Constatant que "de nombreux électeurs s'étaient détournés du PS" à cause de la gestion dans la cité carolorégienne, une situation qu'Elio Di Rupo a dit "comprendre", le président du parti s'est par ailleurs réjoui de ce que le PS restait le premier parti en Wallonie. "Ceux qui voulaient nous dépasser ont clairement perdu leur pari", a-t-il dit. Elio Di Rupo a salué dimanche "les progrès du cdH et le regain d'Ecolo". Il a ajouté que le nouveau gouvernement devra être "celui de tous les Belges de bonne volonté". Courard a été moins tendre, déclarant : "Il s'agit d'une défaite globale et attendue mais la casse est limitée en Luxembourg. L'électeur a fait l'amalgame entre les candidats socialistes et une douzaine de pourris carolos. Les changements radicaux annoncés à Charleroi vont se mettre en place dans les prochains jours. Un nouveau texte est élaboré par le PS et le CDH pour remettre de l'ordre à Charleroi. D'un point de vue politique, le président du PS va mettre de l'ordre par rapport à Van Cau et la fédération locale", a-t-il déclaré.


LE MR PREMIER PARTI EN PERIPHERIE FRANCOPHONE. En périphérie bruxelloise, le MR a globalement conforté son leadership des formations francophones si l'on s'en tient à ses résultats dans les cantons de Zaventem, de Hal, de Vilvorde et de Meise pour la Chambre. Autre constat plus global: le pourcentage de votes francophones est globalement plus élevé. Dans le canton de Zaventem, le MR a engrangé 22pc des votes (+1,9 pc), précédant de loin le cdH (6,5pc; +0,9 pc), le PS (4pc; -0,6 pc) et Ecolo (5,4pc; +2,1 pc). Dans le canton de Hal, il a été crédité d'un 14,7pc (-0,2pc) devant le PS (5,5pc; -0,6), le cdH (3,5pc; +0,6pc) et Ecolo (3pc; +0,3pc). Au niveau de celui de Meise, les électeurs lui ont attribué 12,1 pc des votes (+3,2 pc), loin devant le PS (3,9pc; +0,7pc), Ecolo (2,9pc; +1,6pc) et le cdH (2,7pc ; + 1pc). A Vilvorde, le MR est également premier parti francophone (6,4 pc ; +0,8 pc) devant le PS (4,7pc; +04pc), le cdH (2,5pc; + 1pc) et Ecolo (2pc; +0,9pc).


MILQUET S'OPPOSE AUX AVANCEES INSTITUTIONNELLES. Pour la présidente du cdH, Joëlle Milquet, son parti a fait la preuve qu'elle était une nouvelle force politique au-delà des clivage gauche/droite. Elle a aussi réaffirmé que son parti s'opposera "fermement à toute avancée institutionnelle contraire aux intérêts des francophones". La présidente s'est adressée vers 21 heures aux militants pour souligner la victoire du cdH qui, a-t-elle dit, pourrait gagner 2 et peut-être 3 sièges à la Chambre. "Nous avons en tout cas récupéré notre siège à Namur", a-t-elle précisé. "Après avoir gagné aux régionales et aux communales, nous avons fait la preuve que nous pouvions continuer sur cette voix", a souligné la présidente. Pour Mme Milquet, ce sont clairement les partis qui constituaient une alternative à la violette qui ont remporté les élections. Dans la foulée, elle a félicité Ecolo. Sur le plan institutionnel elle a répété l'opposition de son parti à toute avancée institutionnelle contraire aux intérêts des francophones. Pour elle, les francophones doivent être unis sur ce point et "tant qu'il n'y a pas d'accord avec les flamands, il y aura les affaires courantes". Et d'ajouter que son parti n'entrera en tout cas pas dans une coalition à n'importe quel prix et en tout cas pas pour faire l'institutionnel.


"LA TENDANCE ANTI-WALLONNE A GAGNE". Le président du sp.a Johan Vande Lanotte est d'avis que ce sont "les partis qui ont utilisé la tendance anti-wallonne" qui ont gagné les élections. M. Vande Lanotte a cité le CD&V, la N-VA et le Vlaams Belang. "Ils en ont profité, ce que n'ont pas fait le VLD et le sp.a tout comme Groen! qui ne gagne pas non plus les élections", a-t-il dit. Le président du sp.a a également souligné que les déclarations de Michel Daerden appelant à une coalition entre socialistes et sociaux-chrétiens "a donné l'impression en Flandre que M. Daerden allait déterminer ce qui se passerait en Flandre".


VANDE LANOTTE SOUMET SA PRESIDENCE A DEBAT. Johan Vande Lanotte va soumettre à débat sa présidence à la tête du sp.a, a-t-il déclaré dimanche soir à l'issue d'une lourde défaite électorale pour son parti. Cela ne signifie pas pour autant qu'il démissionnera, a-t-il précisé. "Nous n'allons tirer aucune conclusion dans l'immédiat, mais nous allons tout discuter dans les prochaines semaines avec le parti", a-t-il dit. Johan Vande Lanotte parle d'une défaite "extrêmement lourde", à peine moins forte que celle de 1999, année où le sp.a était tombé à 15 pc. Selon lui, le sp.a n'a vraisemblablement pas bien compris l'électeur et ce dernier n'a pu apprécier les recettes du parti. "L'électeur voulait clairement autre chose", a commenté Johan Vande Lanotte. Le président des socialistes flamands refuse de se prononcer sur une future coalition. "Nous n'allons par réagir à cela. Nous ne sommes tout simplement pas dans le coup. Maintenant, nous allons nous pencher sur nous-mêmes", a-t-il encore déclaré.


DEWAEL : "LES LIBERAUX SONT TOUJOURS EN COURSE". La famille politique libérale, Open Vld et MR, est toujours en course pour devenir la plus grande de Belgique, a fait remarquer dimanche soir le ministre de l'Intérieur sortant Patrick Dewael (Open Vld). M. Dewael reconnaît que son parti n'a pas réalisé de bons résultats, mais il souligne que les libéraux flamands peuvent toujours décrocher les 20pc au Sénat. Il porte son regard de l'autre côté de la frontière linguistique en soulignant que le MR est en course pour la place de premier parti en Wallonie. Pour Patrick Dewael, il convient d'attendre les résultats de la Flandre et de la Wallonie avant de tirer des conclusions. Le ministre a encore ajouté n'éprouver aucun regret du départ de Jean-Marie Dedecker de son parti. Il attribue la perte de voix de l'Open Vld au fait que l'électeur n'a, selon lui, pas fait le lien entre la bonne situation économique du pays et la politique qui a été menée durant la dernière législature.


SCHAERBEEK: TENDANCES ACCENTUEES PAR LES CHEFS LOCAUX. Dans le canton de Schaerbeek, qui additionne aussi les résultats des bureaux d'Evere, la tendance observée ailleurs se confirme. La chute du PS est plus forte pour le Sénat (-5pc; 23,7pc) que pour la Chambre (-3pc; 25,3 pc) à l'élection de laquelle se présentait son chef de file local, Laurette Onkelinx. Les poids lourds locaux des autres formations auront également accentué la tendance de leur formation pour l'assemblée à l'élection de laquelle ils se présentaient. Ainsi, le MR dont la liste était poussée par le bourgmestre Bernard Clerfayt a enregistré un gain de 2,7pc pour la Chambre (29,6pc) et enregistré un statu quo pour le Sénat (29,1; -0,3 pc). Ecolo a repris 5,6pc pour sa liste du Sénat (16,3pc) où se présentait Isabelle Durant. Son gain est de 3,9 pc pour la Chambre (13,6pc). Le cdH emmené par Joëlle Milquet et Benoît Cerexhe pour la Chambre a vendangé 5 pc de plus pour la Chambre (14pc) et 4pc pour le Sénat (13,2 pc).


REYNDERS: "LE CENTRE DE GRAVITE S'EST DEPLACE". Pour le président du MR, Didier Reynders, le Mouvement est la seule formation de la majorité sortante qui se maintient voire progresse, en Wallonie et à Bruxelles. Prenant la parole au QG électoral du parti, il a insisté sur le fait que le centre de gravité politique s'est déplacé. "Dès ce soir, les dirigeants du Mouvement m'ont confié la mission d'entamer toutes les démarches nécessaires pour répondre à la volonté de l'électeur", a encore dit M. Reynders. M. Reynders a aussi salué les "progrès spectaculaires" d'Ecolo et la "bonne tenue du cdH après ses progrès de 2004". L'enseignement majeur de ces élections est le recul de la famille socialiste à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre. "Nous sommes redevenus la première formation à Bruxelles et nous sommes proches de l'être en Communauté française", a encore dit M. Reynders. Pour lui, le centre de gravité "a bougé". "Aujourd'hui, le centre de décision s'est déplacé, il n'appartient plus au parti socialiste", a-t-il conclu.


LA VIOLETTE PERD 16 SIEGES A LA CHAMBRE, LE CD&V EN GAGNE 10. Selon un décompte provisoire tenant compte de 3.867 bureaux sur 6.153, la Violette flamande perdrait au total 16 sièges à la Chambre, l'Open VLD passant de 25 à 18 sièges et le sp.a-Spirit, de 23 à 14. De son côté, le cartel CD&V/N-VA serait le grand vainqueur des élections de dimanche, passant de 22 à 32 sièges. Groen! compterait 4 sièges, la liste Dedecker 5 et le Vlaams Belang stagnerait à 18 sièges. Du côté francophone, le PS passerait de 25 à 19 sièges et le MR en perdrait 2, à 22 sièges. Ecolo gagnerait quant à lui 4 sièges pour en obtenir 7 et le cdH obtiendrait 2 sièges supplémentaires, à 10 sièges. Le FN conserverait quant à lui son unique strapontin. Par ailleurs, la Violette perdrait également des plumes au Sénat, le sp.a-Spirit perdant 3 sièges pour n'en garder que 4 et l'Open VLD passant de 7 à 5 sièges. Côté vainqueur, le CD&V/N-VA atteindrait les 9 sièges (+3) tandis que Groen! et la liste Dedecker obtiendraient chacune un siège. Au sud du pays, le PS ne perdrait qu'un siège, à 5 sièges. Le MR (5 sièges) et le cdH (2 sièges) conserveraient leur bien. Seul Ecolo profiterait finalement des élections pour gagner un siège et passer à 2.


LE VB LANCE LA BALLE DANS LE CAMP DE LETERME. Le Vlaams Belang a lancé un appel du pied au CD&V/N-VA, relevant que ce cartel, le VB et la liste Dedecker représentent en Flandre 55 à 60 pc des voix. Pour le président du Vlaams Belang Frank Vanhecke, le scrutin de ce dimanche constitue la 14e victoire d'affilée du parti et "une grande défaite méritée de la coalition violette de gauche". La balle est maintenant dans le camp d'Yves Leterme et du CD&V/N-VA, affirme Frank Vanhecke, qui dit constater qu'en Flandre, la violette a été décimée, alors qu'elle est encore debout en Wallonie. "Cela prouve davantage encore que ce sont deux pays différents", a-t-il commenté.


ECOLO : "NOUS AVONS PARLE PROJET". Les écologistes mettent leur victoire sur le compte d'un discours axé sur le projet politique et non une confrontation avec d'autres partis. Tous espèrent maintenant que les homologues flamands de Groen! pourront passer le seuil électoral de 5pc et envoyer des députés à la Chambre. "Nous avons parlé projet politique, au contraire d'un duel entre Didier Reynders et Michel Daerden qui s'engueulaient. Pour un positionnement sur leur projet, il fallait toujours attendre très longtemps", a souligné la députée et tête de liste à Liège, Muriel Gerkens. De son côté, le député wallon Marcel Cheron a expliqué que son parti s'était toujours inquiété de la gouvernance politique. Il a également mis en cause le PS "qui ne s'est pas rénové" et rappelé qu'après les élections de 2003, certains avaient prédit la mort d'Ecolo. Le député Jean-Marc Nollet et tête de liste en Hainaut a quant à lui insisté sur le caractère secondaire des questions institutionnelles chez Ecolo face à des défis comme le sort de la planète. Tant M. Nollet que le sénateur Josy Dubié ont souhaité que les écologistes flamands puissent envoyer des députés à la Chambre. "Ce serait une victoire pour eux comme pour nous", a affirmé M. Nollet.


SP.A GRAND PERDANT, ECOLO EN HAUSSE. Le sp.a/Spirit est le grand perdant des élections législatives en Flandre. En Wallonie, le principal enseignement est la remontée d'Ecolo. Le PS perd des plumes en Wallonie. Les premières constatations de la soirée restent valables. Du côté flamand, les partis de la violette sont en nette perte. Toutefois, contrairement à ce que prévoyait les sondages, c'est le cartel sp. a/Spirit qui perd le plus. L'Open Vld perdrait finalement moins que prévu. Le cartel CD&V/N-VA confirme ce que prévoyait les sondages et deviendrait le premier parti. L'autre surprise de ce scrutin, en Flandre, est l'émergence de la Lijst Dedecker, lancée par l'ancien sénateur de l'Open Vld, exclu du parti en raison de ses positions. Il obtient finalement autour de 6,5 pc. Le Vlaams belang monte encore mais très peu et Groen! pourrait atteindre le seuil et donc avoir finalement quelques élus. Du côté francophone, c'est incontestablement les gains d'Ecolo qui sont les plus marquants. Le PS enregistre des pertes assez généralisées. Pour le MR et le cdH il est toujours plus difficile de donner une indication. Les résultats de ces deux formations sont en dents de scie même s'il semble que pour le MR il y aurait plus de gains que de pertes. Il faut encore noter qu'on n'a toujours très peu de résultats pour la province de Hainaut et de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Selon une extrapolation en sièges réalisée par la VRT, une coalition rouge-romaine n'aurait pas de majorité. Une majorité romaine-bleue par contre aurait une majorité simple de justesse mais le CD&V/N-VA a répété sa volonté d'une réforme de l'Etat ce qui imposerait une tripartite traditionnelle.


BRUXELLES - RECUL DU PS CONFIRME DANS DEUX AUTRES CANTONS. A Bruxelles, le recul du PS observé dans le canton de Saint-Gilles du ministre-président bruxellois Charles Picqué se confirme dans ceux d'Ixelles et de Saint-Josse-Ten-Noode qui regroupe les bureaux de cette commune, mais aussi ceux trois des principaux fiefs libéraux d'Etterbeek, et des deux Woluwe. La perte enregistrée est de 4pc et plus. Dans le canton de Saint-Josse, pour la Chambre, le parti socialiste passe de la deuxième place en 2003 à la troisième place en 2007 (14,7pc), perdant au passage 4,31 pc. Dans ce canton, le MR caracole en tête à 39,58pc (+3,28pc), devant le cdH (17,39pc; +3pc), le PS et Ecolo (14,51pc, +4,79pc). Pour le Sénat, il se retrouve même à présent à la quatrième place (14,2pc; -4,62pc), derrière le cdH (16,22pc; +1,62pc), Ecolo (16,31pc ; +5,7pc) et le MR (39,26pc; +1,5 pc). Une autre confirmation: le tassement de l'extrême droite. Dans le canton d'Ixelles, le PS est également en recul de 4 pc pour la Chambre et de 4,9pc pour le Sénat. On y observe un statu quo pour le MR, largement en tête avec près de 39pc des voix pour la Chambre comme pour le Sénat. Après le marasme de 2003, Ecolo reprend 7,6pc pour le Sénat (22,5pc) et 6,6pc pour la Chambre (21pc). Le cdH (10pc) connaît une progression plus modérée de 1,5pc et 0,8pc.


OPEN VLD VENDRA CHEREMENT SA PEAU. "Par rapport à 2004, ce n'est pas une correction mais bien une chute", a déclaré dimanche Herman De Croo, selon qui l'Open Vld devra vendre chèrement sa peau si on lui demande de participer à la majorité. "Si une telle demande est formulée, nous devrons insister sur nos principes et nous montrer très durs. Nous ne participerons à cette majorité que si nous ne sommes pas la cinquième roue du char. Nous négocierons fermement pour nos électeurs", a souligné Herman De Croo. Selon ce dernier, les libéraux flamands obtiendront un score final s'approchant des 20 pc. Quant aux bons résultats de la liste Dedecker, ils résultent de l'attitude des électeurs ne souhaitant plus voter pour le Vlaams Belang. "Ils ont opté pour une version allégée du Belang, une sorte de coca light", a déclaré M. De Croo.


LETERME INSISTE SUR LA REFORME DE L'ETAT. La première réaction d'Yves Leterme, grand vainqueur en Flandre des élections législatives, rappelant l'exigence de son parti d'obtenir une réforme de l'Etat n'est pas passée inaperçue côté francophone. "M. Leterme n'a pas abandonné son objectif de réformer l'Etat", a indiqué le Commissaire européen Louis Michel (MR), candidat au Sénat. "Cette exigence de réformer l'Etat est contraire à la volonté des Francophones", a renchéri la ministre sortante Laurette Onkelinx (PS), tête de liste à BHV, selon qui "nous nous dirigeons vers des moments difficiles". La ministre communautaire Catherine Fonck (cdH) considère pour sa part, et tout en maintenant son attachement à la défense des Francophones, que "M. Leterme est un rassembleur" et que "la fonction fait l'homme". Du côté d'Ecolo, Jean-Marc Nollet a estimé que sa formation n'avait jamais fait de l'institutionnel une priorité ce qui peut expliquer la victoire de son parti. Concernant les enjeux intra-francophones, M. Michel a dit constater "qu'il y a aujourd'hui très clairement une alternative possible" vu qu'il existe "une majorité sans socialistes en Wallonie". Selon lui, "le centre de gravité a bougé" à partir du moment où le PS se retrouve "dans une position où il n'est plus incontournable". Pour sa part, Laurette Onkelinx, qui n'a pas nié la baisse de son parti, a invité le sp.a a prendre du "recul" alors que certains de ses mandataires ont reproché au PS d'être à l'origine de la déroute des socialistes en Flandre. "Quand on connaît une telle chute, il faut prendre du recul. La pire des choses est de rejeter la faute sur les autres", a-t-elle dit. Pour le reste, Mme Onkelinx a estimé qu'il était prématuré de commenter les résultats.


CHARLES MICHEL POINTE LE RECUL DU PS, MARCOURT LA DEFAITE DE REYNDERS. Selon Charles Michel (MR), le PS "n'a jamais autant reculé avec -4, -5, -6%", alors que le MR est la seule formation qui progresse depuis 2004. Il estime qu'en Wallonie, l'électeur a marqué une volonté de changement. Une famille recule de façon significative dans les deux parties du pays, que ce soit celle de M. Vande Lanotte ou celle de M. Di Rupo, a-t-il encore commenté sur les antennes de RTL-TVi. Sur la même chaîne de télévision, le ministre wallon Jean-Claude Marcourt s'est dit heureux de voir que les transferts de voix vont à un autre parti démocratique. Selon lui, M. Reynders a perdu le combat à Liège.


GROEN! PERSUADE DE PASSER LE SEUIL DES 5 %. Les écologistes flamands de Groen! se montraient optimistes dimanche soir sur leurs chances d'atteindre le seuil électoral des 5 pc, parlant d'ores et déjà de "nouveau départ". "Nous n'avions pas de parlementaires lors de la précédente législature. Il semble désormais que nous allons passer le seuil électoral et décrocher quelques sièges", s'est réjouie Vera Dua, la présidente du parti. Groen! engrange de meilleurs résultats dans les villes que dans les campagnes. Le parti s'était présenté avec des têtes de liste inconnues du grand public, ce qui a constitué un risque, reconnaît Vera Dua, mais également "un investissement sur l'avenir".


L'OPEN VLD ENCAISSE "LA TETE HAUTE". Au vu des mauvais résultats engrangés par l'équipe gouvernementale sortante et du bon score de la Liste Dedecker, le président du VLD Bart Somers a dit accepter le résultat du scrutin "la tête haute". "Le résultat n'est pas bon, mais meilleur tout de même que ce que les sondages nous avaient prédit", a-t-il indiqué au siège de l'Open Vld. Il souligne que c'est toute l'équipe gouvernementale qui engrange de mauvais scores, alors que la Liste Dedecker a fait mieux que prévu. Le premier ministre sortant, Guy Verhofstadt, réagira plus tard en soirée.


CHAMBRE : LE MR LIEGOIS POURRAIT PERDRE UN SIEGE. Selon les premiers résultats concernant la circonscription de Liège (60pc des résultats), le parti Ecolo, qui réalise un bond d'environ 3 pc, sort vainqueur des urnes, comme ailleurs en Wallonie. Le PS reste le premier parti (33,3pc) mais enregistre une perte de 2,3pc et permet au MR, qui ne perd actuellement que 0,2pc, de réduire quelque peu l'écart (30,5pc). Le MR pourrait cependant perdre un siège. Ecolo se rapproche du cdH, qui enregistre une perte de 0,48 pc. L'effet Javaux, qui poussait la liste, n'est sans doute pas étranger à cette réussite. Il ressort des premières estimations que le MR pourrait perdre un siège (5 au lieu de 6 actuellement) au profit des Ecolos (2 au lieu de 1 actuellement). Le PS et les cdH garderaient respectivement 6 et 2 sièges. En 2003, le dernier siège était revenu au MR après de multiples décomptes. Il s'était joué à une centaine de voix. Au niveau des voix de préférence, il semblerait que la tête de liste PS, Michel Daerden, améliore fortement son score de 2003 (55.565 voix) pour se rapprocher des 80.000 voix, tandis que Didier Reynders, qui avait réalisé 96.854 voix en 2003, pourrait avoir perdu quelques électeurs.


LE CD&V PRET A PRENDRE SES RESPONSABILITES. Le cartel CD&V/N-VA veut assumer ses responsabilités après sa victoire électorale et il veut le faire avec tous les partis qui voudront collaborer avec lui pour améliorer la situation de la population. Le ministre-président flamand Yves Leterme qui conduisait la liste pour le Sénat a pris la parole peu avant 19 heures au quartier général électoral du cartel où régnait une atmosphère de fête. "Devant cette victoire, nous devons avoir un sentiment de responsabilité. Nous devons réaliser ce que l'électeur attend de nous", a-t-il dit. Et d'ajouter qu'ils sont prêts à le faire avec tous les partis qui veulent améliorer les choses en faveur de la population. "Notre programme prônait plus de sécurité, plus de justice et une réforme pour un Etat moderne. Notre programme sera notre ligne de conduite dès demain", a-t-il encore dit. M. Leterme ne s'est pas prononcé sur un éventuelle coalition, précisant qu'il fallait attendre les résultats définitifs des élections.


LES SOCIALISTES CHUTENT. L'ancien bourgmestre de Gand, le socialiste flamand Frank Beke, a pointé un manque d'enthousiasme dans le message du sp.a pour expliquer la chute du parti de Johan Vande Lanotte. Pour lui, le message du sp.a a également été dépassé par le débat sur le poste de premier ministre. "Ce résultat fait mal, personne n'en avait attendu un si mauvais", a-t-il commenté. Il fait remarquer que la gauche se trouve "sur la défensive" partout en Europe. "C'est un mouvement de balancier, à terme la situation se rétablira", estime-t-il.

Sur base de résultats complets, le PS est en perte de vitesse tant pour la Chambre que pour le Sénat dans le canton bruxellois de Saint-Gilles, fief électoral du ministre-président bruxellois Charles Picqué. Poussant la liste socialiste pour la Chambre, celui-ci n'avait pas fait de secret de son engagement modéré dans la campagne. Crédité de 34,25pc (-6,55pc) pour l'élection de la Chambre, il y reste cependant de loin la première formation de l'échiquier devant Ecolo (19,8pc; +5,23pc), le MR (19,44pc; +0,6pc), et le cdH (12,6pc, +6,5pc). Pour le Sénat, le PS, en recul de 7,8pc, reste également toujours le première formation (31,1pc), devant Ecolo (22,3pc; +6pc), le MR (19,3pc; -2,4pc), et le cdH (12,8pc +6,8pc). L'extrême droite est globalement en recul.


FLANDRE: DROITE EXTREME ET EXTREME DROITE PAVANENT DEJA. Le sénateur Jean-Marie Dedecker s'est réjoui dimanche de ce que, selon lui, les sondages et les médias se sont trompés avant le scrutin. Du côté du Vlaams Belang, on affirme que la "droite" mène en Flandre, tout en lançant une nouvelle volée de bois vert contre le cordon sanitaire. Jean-Marie Dedecker dit compter sur trois sièges et tient pour acquis que sa liste a dépassé le seuil électoral des 5 pc, qui donne droit entre autres aux dotations publiques aux partis. Tant l'ex-entraîneur de l'équipe nationale de judo que sa championne Ulla Werbroeck ont vivement critiqué la presse, affirmant que la campagne dans les médias avait été manipulée. M. Dedecker se félicite en particulier du succès de sa liste à Ostende, où elle dépasserait les 15 pc. Pour le Vlaams Belang, Filip Dewinter estime que les résultats électoraux démontrent que "la droite est en tête en Flandre". Il a affirmé que la Flandre progressiste devait se rendre compte que la "droite", comme il la qualifie, ne pouvait plus être cantonnée plus longtemps derrière le cordon sanitaire. Félicitant Jean-Marie Dedecker, il a déploré que les deux partis n'aient pu s'allier dans une "Forza Flandria" et affirmé que les électeurs du VB n'avaient pas voté Dedecker.

Dans le canton de Visé, le MR est premier parti avec 37%, suivi du PS à 30,4%, cDH 14,2% et enfin Ecolo avec 10,9% des voix.

Dans le canton d'Eupen, le MR est également premier avec 28,9 %, suivi de peu par le cDH avec 28,1%. Ecolo (17%) et le PS (13,7) sont derrière le duo de tête.


PREMIERES TENDANCES. Dans le canton d'Hasselt, les décomptes sont terminés et le grand gagnant est le CD&V avec 28,5%. Le second parti est la sp.a avec 25,6%. Le troisième parti dans ce canton est le Vlaamse Belang avec 18 % (+3%). Open VLD fait 16,2%. la liste De Decker obtient tout de même 4,4 %!.
Dans le Brabant Wallon, dépouillé à un peu plus de 50%, le MR reste en tête avec 43,1%; le PS fait 23,5% (-5%); CDH arive à 13,5% et Ecolo fait 13,3% (+6%).


L'OPPOSITION EN PROGRES. Les partis de la majorité sortante libérale-socialiste ont enregistré un revers, selon les premiers résultats et un sondage sortie des urnes disponibles vers 17H30. En Flandre, le parti chrétien-démocrate (CDV), dans l'opposition depuis hui ans, arriverait en tête, selon des résultats encore partiels. Le chef de file du CDV, Yves Leterme, apparaît plus que jamais comme le principal favori au poste de Premier ministre. Selon ces premiers résultats, le VLD, parti libéral flamand du chef du gouvernement sortant Guy Verhofstadt serait, comme attendu, en recul. Mais son partenaire néerlandophone de la majorité, le parti socialiste flamand (SPA), enregistrerait une baisse plus forte que prévu, les premiers résultats le situant largement sous la barre des 20%. En Wallonie, un sondage sortie des urnes indique que les deux principaux partis d'opposition, les centristes du CDH (Centre démocrate-humaniste), avec 19,2%, et les écologistes d'Ecolo, avec 10%, seraient en progrès. En revanche, les deux partenaires francophones de la majorité sortante, le Parti socialiste (PS), crédité de 31,1% et le Mouvement réformateur (MR, libéral), avec 27,2%, seraient en recul. A Bruxelles, le MR resterait en tête avec 27,2%, en retrait toutefois par rapport à 2003, devant le Parti socialiste, lui aussi en baisse à 25%. Le CDH gagnerait également du terrain dans la capitale à 14%. Les écologiste y remporteraient 10%, selon ce sondage. Si ces premières tendances se confirment, la constitution d'une coalition gouvernementale, qui doit compter des partis francophones et flamands, sera "très difficile", estimait sur la télévision publique RTBF le politologue Vincent de Coorebyter.


PREMIERES TENDANCES. Les partis du gouvernement fédéral se profilent comme les perdants du scrutin de dimanche en Flandre, selon les premiers résultats. Les écologistes flamands de Groen semblaient en peine d'atteindre le seuil des 5 pc, au contraire de la liste du sénateur Jean-Marie Dedecker. Dans les cantons de Roulers et de Zottegem, le sp.a et Open Vld enregistraient de fortes pertes, de 7 à 13 pc. Comme attendu, le cartel CD&V/N-VA profite de ces baisses ainsi, peut-être, que la liste Dedecker. Du côté francophone, les premières indications sont disparates. Seul les progrès d'Ecolo semblent évidents.


FIN DU VOTE. Le dernier bureau électoral a fermé ses portes à 15h45 ce dimanche. Il est situé à Molenbeek et a connu des retards dans l'après-midi dus à de l'électricité statique. L'ordinateur du président du bureau de vote a dû être remplacé, a-t-on appris auprès du ministère de l'Intérieur. Selon les dernières informations de l'Intérieur, le scrutin s'est déroulé sans problèmes majeurs. "Nous avons reçu au total 450 signalements de partout dans le pays, mais il ne s'agissait jamais de gros problèmes. L'incident le plus important est survenu à Schaerbeek, mais il semble qu'il a été provoqué par une erreur humaine", indique-t-on à l'Intérieur.


VOTE. Plusieurs actions ont eu lieu, dimanche, contre le vote électronique, a indiqué Claire Verhesen, l'une des membres de l'association Pour EVA (pour une éthique du vote automatisé). Les communes d'Auderghem et de Boitsfort ont ainsi été touchées. "Deux d'entre nous ont refusé de voter à Boitsfort et ont fait acter leur refus par le président du bureau", a indiqué Claire Verhesen. "Le refus de vote est le seul moyen pour nous d'exprimer nos positions", a-t-elle ajouté. Fondée en 1994, l'association Pour EVA dénonce notamment l'"opacité" du vote électronique et l'absence de contrôle de ses résultats. Elle mène des actions lors de chaque élection où est utilisé le vote automatisé.


ZAVENTEM. Tout comme à Steenokkerzeel, des inconnus ont bloqué à l'aide de chaînes l'entrée de deux bureaux de Zaventem et de Woluwe-Saint-Etienne afin de réclamer la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. L'incident a été résolu avant que ne commencent les opérations de vote de telle sorte qu'il est passé inaperçu, a souligné le bourgmestre de la localité, Francis Vermeiren.


LIEGEOIS Tous les Belges résidant à l'étranger n'ont pas reçu leur exemplaire de bulletins de vote. Ainsi, à Liège, 2.780 des 9.383 enveloppes envoyées ne sont parvenues à destination. Les enveloppes ont quitté les bureaux de la circonscription de Liège, via DHL, le 29 mai. Certaines sont arrivées dans le Sud de la France vendredi et samedi. Mais d'autres, notamment dans le Sud de la France, à Paris, en Suisse ou encore en Ouganda, ne sont pas arrivées. La question avait été soulevé dans le courant de la semaine et le SPF Affaires Etrangères avait expliqué que le problème résidait dans le fait que la société de courrier express avait fait appel à un sous-traitant, qui n'est pas relié au système de DHL. Ce dimanche après-midi, 2.780 des 9.383 Belges résidant à l'étranger mais dépendant de la circonscription de Liège n'avaient toujours pas reçu leurs b