Belgique

Le fonctionnaire délégué a ordonné l'arrêt immédiat des chantiers à Courcelles, Charleroi expo congrès prépare sa réplique en justice.


C’est une grosse tuile pour Charleroi expo congrès, que le fonctionnaire délégué de l’Urbanisme vient d’informer de sa décision : il ordonne l’arrêt immédiat des travaux d’aménagement en cours sur le zoning de Courcelles où la société entend transférer ses activités d’accueil et d’organisation de salon.

"En date du 10 août, j’ai notifié le refus du permis", rappelle Raphaël Stokis. "Une dérogation permettait néanmoins une installation provisoire, pour une exploitation d’une durée de 60 jours. Les gestionnaires n’en ont pas tenu compte. Quand mes agents se sont présentés dur place, ils ont constaté des opérations de terrassement et de remblai à l’extérieur, pour la création d’un parking de 800 à 1000 places dont le tarmac doit encore être coulé. Ce ne sont pas là des installations provisoires comme la pose de dalles en acier sur le sol. C’est au contraire une entreprise qui tente de passer en force malgré son refus de permis."

Le fonctionnaire délégué a imposé verbalement l’interruption du chantier, sur le champ. Une décision qui sera notifiée par écrit dans les cinq jours, ainsi que l’impose la loi. 

Dans une semaine, le bâtiment de Courcelles doit accueillir le salon des artistes de Charleroi : son organisation est clairement compromise, comme celle des arts ménagers qui n’auront pas lieu, selon Raphaël Stokis. "Mes services ont vérifié la date d’ouverture des travaux : ils ont commencé le 31 août. Si l’on y ajoute 60 jours, le délai se termine fin octobre. Il n’y aura aucune dérogation : les activités vont devoir être annulées."

"De l'acharnement contre nous"

Une position que conteste le président de Charleroi expo Congrès Jean Claude Van Cauwenberghe, lequel assure que les organisations auront lieu, quoi qu’il arrive. "Nous allons porter le dossier en justice en référé. Il s’agit d’installations provisoires, du gravier va être posé. Un recours a été introduit auprès du ministre. C’est de l’acharnement de la part de l’administration."