Belgique

Les secteurs de la chimie et la pharma peuvent être une possible reconversion pour les travailleurs de Caterpillar, ont indiqué les instances du SETCa-Centre lundi à La Louvière. Le syndicat demande toutefois un meilleur financement structurel. Le centre de formation Cefochim, implanté à Seneffe, a été au cœur de la conférence des instances du SETCa-Centre lundi matin à La Louvière. Ce centre, le seul de référence pour les métiers de production en chimie et biopharma, a été créé en 2003 et il est devenu Centre de Compétence en 2006. Le secteur y a injecté plus de sept millions d'euros, année par année, via ses fonds de formation.

"Le Cefochim présente un taux de 90% de demandeurs d'emploi qui trouvent un travail qualifié dans le secteur, après avoir suivi une formation au centre", a indiqué Philippe Bertleff du SETCa-Centre.

"Le fonctionnement du centre nécessite un budget de quelque 3,2 millions d'euros. Ce budget est alimenté à hauteur de 40% par des projets du Plan Marshall, de 40% par les entreprises et les fonds sectoriels, de 12% par le Forem et le solde par des financements divers. La structure de financement actuelle pose un problème au Cefochim, qui peine déjà à rencontrer les besoins en main d'œuvre exprimés par les entreprises du secteur. Nous avons dès lors interpellé le Ministre-Président wallon Paul Magnette et la ministre de l'Emploi Eliane Tillieux pour envisager un financement plus large et structurel", a-t-il poursuivi.

Selon le SETCa, le cadre actuel de financement du Cefochim permet de former près de 300 personnes par an alors que le secteur pourrait en absorber le double. "Les formations du Cefochim sont accessibles aux profils techniques et scientifiques mais également aux diplômes de l'enseignement secondaire en mécanique et électromécanique, ce qui correspond à de nombreux profils des travailleurs de Caterpillar pour qui des cycles de formation de plusieurs mois pourraient être créés", a conclu le syndicat.