Belgique

Le député fédéral Georges Dallemagne (cdH) a réclamé ce lundi du MR un "sursaut de fierté et d'ambition européennes", alors que le choix de l'avion de combat américain F-35 comme successeur des F-16 de l'armée belge semble proche. Si le choix du F-35, le chasseur furtif du groupe américain Lockheed Martin, et de drones américains devait être confirmé, "ce serait une catastrophe pour la souveraineté stratégique de l'Union européenne et pour l'industrie de la Défense européenne et wallonne", a-t-il souligné dans un communiqué.

Selon M. Dallemagne, le Premier ministre Charles Michel n'a cessé de prétendre vouloir être dans le cockpit de la Défense européenne. Mais, dans le même temps, il choisirait des avions et des drones américains sans même reconsidérer le dossier français contrairement à ce qu'il avait déclaré en juin dernier, fait observer le député humaniste.

Dépendance technologique

A la veille de la visite du président français Emmanuel Macron en Belgique en novembre, "ce choix constituerait une gifle pour les relations franco-belges, et au-delà, pour tous ceux qui cherchent redonner du souffle à une Union européenne ambitieuse", ajoute M. Dallemagne.

Selon lui, cette décision confirmerait et accentuerait pour longtemps la dépendance technologique de l'UE à l'égard des Etats-Unis. L'intelligence artificielle embarquée dans ces appareils étant américaine, les Etats-Unis en garderaient la pleine propriété et le contrôle total. Par là-même, le gouvernement fédéral renoncerait durablement au développement de technologies de souveraineté et de technologies structurantes en Europe.

M. Dallemagne annonce encore qu'il interrogera mercredi le ministre de la Défense, Steven Vandeput, en commission de la Chambre.