Belgique

Qui est M. Schmidt ?" se demandait voilà quelques mois le magazine allemand "Die Zeit" dans un portrait du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation allemand (CSU, conservateur). Cela faisait pourtant trois ans qu’il était en poste. Peu habitué à faire des vagues, Christian Schmidt est aujourd’hui un homme dans la lumière, et sous pression. Son attitude depuis le début de la crise des œufs contaminés suscite des réactions en Allemagne, parfois vives.

Des consommateurs traumatisés

Samedi dernier déjà, il était au cœur d’une passe d’armes avec les écologistes du parti Les Verts/Alliance 90 qui l’accusaient de faire l’autruche, alors que les consommateurs s’inquiétaient. Il avait alors déclaré qu’il jugeait inapproprié de "faire campagne sur ce thème", à quelques semaines des élections législatives. Depuis, il a visiblement sorti la tête du sable.

Même s’il s’en défend, le contexte électoral peut expliquer pourquoi Christian Schmidt a décidé de durcir le ton, envers la Belgique notamment. Ainsi, il se présente comme un ministre qui défend les intérêts de ses agriculteurs, en l’occurrence de ses éleveurs de volailles.