Belgique Outre son affaire au pénal de 2006, l’ASBL bruxelloise dans la tourmente doit gérer un nouveau "scandale".

G I-A-L. Quatre lettres qui auront déchaîné les passions médiatiques et politiques tout au long de la semaine. Quatre lettres du nom de cette ASBL bruxelloise chargée de l’informatique à la Ville de Bruxelles qui, pendant près de 18 ans, a rémunéré son directeur des développements, un certain Michel Leroy, à concurrence de 1000 euros par jour via un contrat de consultance conclu sans aucune mise en concurrence.

Quelques jours après que le "Vif/L’Express" ait révélé cette information, d’autres éléments fuitaient dans la presse, parmi lesquels le montant de la rémunération de l’ancien directeur général Jean-Marc Goeders qui, tout le long de son mandat à la tête de l’ASBL entre 2008 et 2015, amassait quelque 1250 euros par jour en tant qu’indépendant. "Cela fait beaucoup d’argent certes, mais c’est le prix à payer de nos jours si l’on veut travailler avec des ingénieurs en informatique. C’est le prix du marché", soulignait ainsi en début de semaine l’échevine socialiste, Karine Lalieux, et présidente de Gial de 2007 à 2012.