Belgique

"La Flandre sera l’une des régions les plus fortes après la crise”, a lancé le ministre-Président Kris Peeters (CD&V), lundi, lors de son discours de rentrée au Parlement flamand. Malgré la conjoncture difficile, le gouvernement flamand se targue d’avoir créé 48 000 emplois lors des quatre dernières années, d’avoir maintenu son budget en équilibre pour la quatrième année consécutive et d’avoir porté les exportations flamandes à un nouveau sommet. Conscient des difficultés qui restent à surmonter, le Premier flamand a néanmoins dressé un tableau positif de la situation du nord du pays. On n’attendait rien d’autre à près de huit mois des élections.

Au sud du pays, on avait également entendu des propos presque triomphalistes quinze jours plus tôt. A l’occasion des fêtes de la Wallonie, le ministre-Président Rudy Demotte (PS) s’était montré “ résolument positif”, estimant que “ la Région wallonne s’en sort désormais”. A huit mois des élections, le discours est classique.

Les statistiques récoltées par “La Libre” éclairent le chemin que Wallons et Bruxellois doivent faire s’ils veulent retrouver le même niveau de vie que les Flamands. Le Flamand gagne mieux sa vie. Il dépense forcément davantage et recourt moins au revenu d’intégration. Il peut espérer vivre plus vieux que le Wallon ou le Bruxellois. Même le taux de suicide y est plus bas qu’en Wallonie (mais plus élevé qu’à Bruxelles). Le succès économique de la Flandre se transforme en succès social.

Mais attention. Si la Flandre est parée pour atteindre des sommets après la crise, elle devra surmonter un redoutable obstacle démographique. La Flandre vieillit davantage que la Wallonie et, surtout, Bruxelles. Un défi immense pour le nord du pays.


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