Belgique L'administrateur général de l'Office de la Naissance et de l'Enfance (ONE), Benoit Parmentier, a déclaré mardi "qu'il existait des dérogations" en fonction des cas médicaux, en marge de la journée de clôture des états généraux de l'enfance, qui s'est déroulée mardi à Bruxelles. Il réagissait à la polémique liée au renvoi possible d'une crèche publique bruxelloise d'un garçonnet de 8 mois parce qu'il n'avait pas été vacciné conformément au règlement de l'ONE.

"Si un avis de contre-indication est motivé par un médecin, une dérogation concernant les vaccinations est possible", a déclaré M. Parmentier, précisant que le conseil des pédiatres de l'ONE suivait l'avis des médecins.

Les parents du petit garçon incriminé avaient été avertis qu'il ne pourrait plus être, au-delà du 16 avril 2012, admis dans l'une des crèches de la Ville de Bruxelles. L'enfant était inscrit dans cet établissement depuis janvier dernier et n'avait pas pu être complètement vacciné parce qu'il avait, selon ses parents, mal réagi aux premières doses injectées. La Ville de Bruxelles a accepté, le vendredi 13 avril, un moratoire de 15 jours dans ce dossier. "L'ONE ne pratique pas une philosophie d'obligation totale, mais bien de protection collective", a rappelé l'administrateur général, qui a demandé qu'aucun amalgame ne soit effectué avec d'autres situations existantes. Il a également précisé que des parents, qui avaient entamé une action contre la Communauté française devant le tribunal civil de Bruxelles, ont été déboutés.