Belgique

La réponse du Premier ministre Charles Michel au sujet de l'ordre de quitter le territoire qui vise la famille de la petite Mawda est "inadmissible", réagit mercredi la Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers (Ciré). L'association "exige la régularisation sans condition, immédiate et définitive de la famille Shawri", précise-t-elle dans un communiqué. Le Premier ministre a affirmé mardi que plusieurs possibilités s'offraient à la famille de la fillette de deux ans tuée lors d'une course-poursuite sur l'E42 jeudi matin pour rester au moins trois mois sur le territoire belge.

En l'occurrence: la régularisation pour circonstances exceptionnelles, l'obtention du statut de victime de la traite des êtres humains ou la procédure classique de demande de protection internationale.

Ces pistes ne constituent pas des réponses adéquates, selon le Ciré.

Premièrement, la demande d'asile les rendrait tributaires de l'examen de la crédibilité de leur récit et des possibilités de séjour ailleurs qu'en Belgique, souligne l'association.

Ensuite, la procédure de traite des êtres humains les contraindrait à collaborer avec les autorités pour identifier les auteurs. La famille n'obtiendrait le statut de victime qu'en cas de condamnation, poursuit le Ciré.

Enfin, une régularisation pour circonstances exceptionnelles placerait les parents dans une procédure de faveur accordée par l'État, laissée à l'entière discrétion des autorités, balaye-t-on.

"Seule une régularisation définitive et immédiate, non liée à la suite d'une procédure judiciaire ou administrative, permettra aux parents de suivre l'enquête (...) et d'envisager leur deuil dignement", conclut le Ciré.