Belgique

On savait la Belgique "mauvaise élève" par rapport aux recommandations de l'Otan en termes de dépenses pour le secteur militaire. Même si le remplacement des F-16 représentera, à l'avenir, un investissement important, notre pays reste à la traîne au sein de l'Otan.

La Belgique a consacré 0,9% de son PIB à des dépenses de défense durant l'année 2017, contre 0,92% en 2016, selon les statistiques publiées jeudi par l'Otan. Le SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute) affiche quant à lui un chiffre inférieur, à 0,87%. Un chiffre repris par la Banque mondiale.

Il faut savoir que l'Otan réclame que chaque pays allié y consacre au moins 2% de son PIB.

Avec le Luxembourg, l'Espagne et la Slovénie, la Belgique est l'un des quatre pays parmi les 28 de l'Alliance sous la barre de 1%. Les dépenses de défense la Belgique ont progressivement reculé depuis plusieurs années. 

En 2016 et 2015, 0,92% du Produit intérieur brut (PIB) avait été consacré aux dépenses de défense, contre 0,98% en 2014, selon les chiffres repris dans le rapport de l'Otan. En 2010, ces dépenses représentaient encore 1,08% du PIB.


Le montant total dépensé en la matière par la Belgique est estimé par l'Alliance à 3,563 millions d'euros en 2017, contre 3,589 millions d'euros en 2016, soit un recul de 0,73%, selon les données présentées par le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. Le recul de la Belgique est le plus important. Seuls la Grèce (-0,6%) et le Royaume-Uni (-0,12%) ont baissé leurs dépenses, mais ils se situent toujours au-dessus du seuil des 2% du PIB requis.

La Belgique se place juste devant le Luxembourg (0,46%) en fin de classement. Elle est précédée par l'Espagne (0,92%) et la Slovénie (0,98%). La moyenne européenne est de 1,46%.

Au sein de l'Otan, seuls quatre pays ont atteint les 2%: les Etats-Unis (3,57%), la Grèce (2,36%), le Royaume-Uni (2,12%) et l'Estonie (2,08%). La Pologne est donc sortie du groupe en tête avec 1,99%.

Lors d'un sommet au Pays de Galles en 2014, les alliés se sont engagés à mettre fin à l'érosion de leurs budgets militaires et à les porter à 2% du PIB en dix ans. Washington a réclamé à plusieurs reprises un "partage du fardeau" plus équitable entre les deux rives de l'Atlantique.