Belgique L’enquête est bouclée. Elle conclut à une vitesse excessive. Le déraillement du 18 février 2017 avait fait un mort.

L’enquête sur l’accident de train qui avait fait un mort à Louvain, le 18 février 2017, est terminée. Elle a conclu que le conducteur roulait trop vite. Ce dernier devra comparaître devant le tribunal de police, a indiqué le parquet de Louvain.

Le samedi 18 février 2017, un train qui reliait Louvain à La Panne et avait à son bord 84 passagers déraillait quelques dizaines de mètres après être sorti de la gare de Louvain. Bilan : 1 mort et 27 blessés, dont 3 grièvement atteints.

Un jeune homme coincé sous un wagon

L’une des automotrices avait basculé et s’était couchée sur le flanc. La victime s’était retrouvée coincée sous un wagon. Il s’agissait d’Eric Pronce, 21 ans, qui avait grandi à Pécrot, en Brabant wallon, non loin du lieu où une collision ferroviaire avait fait 8 morts et 12 blessés en 2001.

Aujourd’hui, une chose est sûre : le tribunal de police de Louvain devra faire la lumière sur les responsabilités. Le juge d’instruction a remis le dossier au parquet, qui prépare son réquisitoire. Le timing précis du procès n’est pas connu et l’on ignore à ce jour si le gestionnaire du réseau, Infrabel, et la SNCB seront assignés. Mais procès il y aura.

Dès le mois de mars 2017, le parquet avait laissé entendre, dans ses premières constatations, que le train 3636 roulait à une vitesse inappropriée et excessive.

D’après les experts, lorsque le train était parti de la gare de Louvain, il avait emprunté un premier aiguillage à la vitesse (maximale) de 40 km/h. Celle-ci avait ensuite été augmentée jusqu’à atteindre la vitesse de croisière de 90 km/h. L’expertise avait montré qu’à l’approche du deuxième aiguillage le train atteignait même une allure de 100 km/h et avait déraillé dans la foulée. Or, l’aiguillage ne pouvait être emprunté qu’à la vitesse de 40 km/h.

Panneaux de signalisation ignorés ?

Pour arriver à leurs conclusions, les experts avaient analysé la boîte noire du train, passé en revue le journal de bord et le système de suivi du trajet mais aussi contrôlé le fonctionnement des aiguillages, des signaux, de la cabine de conduite et des rails.

Leur premier rapport stipulait qu’aucun défaut technique de l’infrastructure ferroviaire (voies, aiguillages, signaux, convoi) ne semblait devoir être relevé.

Des panneaux de signalisation indiquaient que la vitesse maximale était de 40 km/h. Entendu le 22 février par la police, le conducteur du train avait expliqué qu’il était convaincu de pouvoir rouler à 90 km/h sur ce tronçon et avait avoué avoir pris l’aiguillage à une vitesse trop élevée. L’hypothèse avancée par le parquet est qu’il n’aurait pas vu les panneaux de limitation.

L’enquête s’est en tout cas poursuivie pendant dix-huit mois mais ses conclusions sont globalement restées les mêmes : le conducteur roulait trop vite.

Il devra donc comparaître, dans un avenir non encore déterminé, devant le tribunal de police de Louvain.