Belgique

Les écoles de devoirs ne parviennent pas à suivre la demande. En Communauté française, plus de 16 000 enfants ont recours à leur soutien. Mais alors que ce chiffre augmente d’année en année, deux tiers des écoles de devoirs gèrent déjà des listes d’attente. A Bruxelles, cette proportion atteint les 93 %.

Favoriser la création d’écoles de devoirs

Le problème est que jusqu’ici, créer une école de devoirs était particulièrement difficile. Avant de recevoir le moindre subside de la part de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elles devaient justifier au moins une année d’activités. Cela ne facilitait pas les nouvelles initiatives.

Un avant-projet de décret daté du 30 mars dernier change cependant la donne. Ce nouveau texte permettra aux nouvelles structures de bénéficier d’une subvention de lancement de 5 000 euros dès leur reconnaissance. Pour la ministre de la Culture et de l’Enfance Alda Greoli (CDH) qui est à l’origine du texte, cela devrait permettre de voir le nombre de nouvelles écoles de devoirs sensiblement progresser dans les prochaines années.

Un outil indispensable pour une plus grande équité

Une étude réalisée par l’Office de la naissance et de l’enfance (ONE) auprès des enfants qui ont recours aux écoles de devoirs et auprès de leurs parents permet d’éclairer leur nécessité pédagogique mais aussi, et surtout, leur rôle social. "Il ne serait pas excessif, explique ainsi l’ONE, de dire qu’elles réunissent des conditions d’égalité auprès des plus démunis."