Belgique Les problèmes linguistiques qui touchent et divisent notre pays ont également des effets à l'étranger. Pour preuve, des automobilistes français sont "victimes" de l'obstination des autorités flamandes qui ne veulent envoyer des documents qu'en néerlandais. 

Un Français a été flashé, il y a quelques semaines, sur notre territoire et atteste de cette complexité propre à la Belgique. "J'ai reçu, il y a quelques jours, un courrier simple en flamand qui provenait de la police de Gand, en Belgique. Pour comprendre le document, il a fallu que je téléphone à la police belge à mes frais. Il m'est demandé, en flamand, si je veux recevoir la contravention en français, en flamand ou en allemand, les trois langues officielles de la Belgique", déclare-t-il sur les ondes de France Inter.

Une absurdité !

Demander dans le premier courrier la langue dans laquelle le destinataire souhaite recevoir la contravention (au lieu de la lui envoyer directement dans sa langue d'origine) est déjà absurde. Mais le comble dans cette histoire, c'est que juridiquement, recevoir des documents dans une langue autre que la sienne annule tout bonnement l'amende...

"C'est totalement illégal. Il y a une convention européenne qui stipule très précisément que, quelle que soit la gravité de l'infraction, vous devez pouvoir être informé dans une langue que vous comprenez des infractions qu'on vous reproche. Donc, à partir du moment où on vous écrit en flamand, c'est comme si on ne vous avait rien envoyé", assure Maître Eric de Caumont, avocat et président de l'association des avocats de l'automobile contacté par nos confrères de la RTBF.

Du changement en novembre

Pour éviter pareille aberration et ne plus laisser impunis des chauffards étrangers, un accord européen interviendra à partir du mois de novembre et obligera la justice des pays de la zone Schengen à envoyer la contravention directement dans la langue propre du contrevenant.