Belgique

Dans une lettre ouverte, ils demandent "aux autorités académiques de rencontrer instamment les étudiants mobilisés pour trouver une sortie à la crise actuelle".

Mercredi, 62 professeurs de l'UCL se sont rangés au côté des étudiants protestant contre la hausse du minerval pour les élèves internationaux. Inquiets de cette hausse, d'ores et déjà appliquée dans certains cas, ces professeurs revendiquent dans une lettre ouverte "un accès le plus large possible aux bancs de notre université". Ils y expriment également leur attachement à "un modèle d'université humaniste, durable, plurielle, multiculturelle, riche de ses différences".

Depuis jeudi, une quinzaine d'étudiants occupent le rectorat pour protester contre la hausse du minerval des étudiants non-européens - ­une action similaire se déroule au rectorat de l'ULB. Les signataires de la lettre enjoignent les autorités académiques de "rencontrer instamment les étudiants mobilisés pour trouver une sortie à la crise actuelle et, dans l'intervalle, de traiter ces étudiants avec humanité".

Pour rappel, si les étudiants belges, européens ou issus des “pays les moins avancés” paient un droit d’inscription de 835 euros par an à l’université, les étudiants originaires de “pays en voie de développement” déboursent 4175 euros depuis la rentrée passée. Une fois la première année réussie, ils sont ensuite exonérés des droits majorés. Mais, si l'étudiant ne réussit pas la totalité des crédits liés à son programme annuel, il doit payer une nouvelle fois ces frais majorés.

Deuxième mesure qui heurte les professeurs : une hausse du plafond du minerval des étudiants non-européens jusque maximum quinze fois les droits d’inscription des étudiants belges, soit 12 525 euros.