Belgique

Le ministre de l'Enseignement obligatoire, Christian Dupont, a réagi lundi à l'information parue dans la presse sur la présence de puces électroniques dans les cartables de certains élèves en indiquant comprendre que ce type de système existe mais qu'il faut "privilégier les moyens humains", selon sa porte-parole.

Les enfants de l'école communale de La Bruyère auront désormais une puce électronique dans leur cartable qui sera scanné lorsqu'ils entreront à la garderie, afin de moderniser le système d'enregistrement de présences à la garderie et libérer ainsi l'équivalent d'un mi-temps pour d'autres activités pédagogiques, rapportent lundi les quotidiens du groupe Vers l'Avenir.

Le ministre de l'Enseignement obligatoire Christian Dupont, contacté par l'agence Belga, a réagi par la voix de sa porte-parole en indiquant comprendre que ce type de système existe dans ce cas-là pour libérer du temps pour d'autres projets pédagogiques. Mais le ministre "se demande si c'est le meilleur moyen de répondre aux besoins", souligne la porte-parole. Et d'ajouter que pour le ministre, "il faut toujours privilégier les moyens humains".

Juridiquement, le ministre ne peut toutefois s'opposer à cette mesure, car elle relève de l'autonomie du pouvoir organisateur de l'école communale, a précisé la porte-parole.

Du côté de la Fédération des Associations de Parents d'Elèves de l'Enseignement Officiel (FAPEO), on estime également que les nouvelles technologies peuvent apporter une aide mais qu'il ne faut pas "tout robotiser", a-t-on appris auprès du président de la FAPEO, Hakim Hedia. "Nous ne sommes pas trop favorables à ce genre de choses et nous sommes contre le fait de retirer une composante humaine", indique-t-il. "Il faut être attentif et garder le contact humain".

Du coté de l'Union des Fédérations des Associations de Parents de l'Enseignement Catholique (UFAPEC), qui n'est pas concernée directement par cette affaire qui ne touche pas une école de l'enseignement libre, on indique que ce qui doit primer c'est le lien de confiance entre les parents et la direction et qu'il faut éviter tout risque d'escalade dans ce type de surveillance, a-t-on appris auprès de Pierre-Paul Boulanger, administrateur de l'UFAPEC.