Belgique

Le ministre de la Défense a tenté de calmer le jeu, jeudi. Dans la matinée, la VRT révélait que la Belgique participe à une opération secrète américaine ciblant des combattants de l’Etat islamique (ou Daech) en Syrie et en Irak. L’intervention belge se limite à du travail de renseignement et s’inscrit dans le cadre de l’opération "Gallant Phoenix" (OGP) de la coalition internationale.

"Les militaires collectent des renseignements pour garantir la sécurité en Belgique", a réagi le ministre Steven Vandeput (N-VA) sur les ondes de la VRT. Il a nié farouchement que la mission ait pour but de supprimer des combattants de Daech. "Nous ne sommes pas impliqués dans l’élaboration d’une liste de personnes à abattre."

Concrètement, selon les informations de "La Libre", la Belgique participe depuis septembre 2015 à OGP et le gouvernement a validé le 21 décembre 2017 une prolongation de cette mission jusqu’à fin 2018. Deux soldats belges, spécialistes du renseignement, sont ainsi positionnés dans une base à Zarqa, à 40 km au nord-est d’Amman, en Jordanie.

Sources d’informations multiples

Ils sont chargés de collecter et d’analyser des informations provenant de plusieurs sources : des sources dites ouvertes (sites web, réseaux sociaux, presse locale…); celles envoyées par les alliés, notamment américains, français et britanniques; ou encore des indicateurs sur le terrain syrien ou irakien. Les Belges, eux, s’ils sont présents en Irak avec des forces spéciales, n’ont pas mis le pied en Syrie. Les informations traitées sont ensuite partagées avec les membres de la coalition internationale.

"Nos actions sont contrôlées", nous assure un haut gradé de l’armée belge. "Nous ne faisons pas n’importe quoi."