Belgique

Dans deux mois, la Belgique commémorera le deuxième anniversaire des attentats de Bruxelles qui avaient fait 32 morts le 22 mars 2015 à Zaventem et à la station de métro de Maelbeek. 32 morts, plus de 300 blessés et des victimes non-comptabilisées, mais tout à fait réelles suite à la perte d'un proche.

Deux ans après, ces victimes "officielles" ou non témoignent auprès de Paris-Match.be et lancent un appel à l'aide. Entre l'absence de statut, l''enfer administratif", les atermoiements des assurances et un regard global de l'état qui ramène sans cesse ces personnes à leur condition de victime, celles-ci éprouvent une énorme difficulté à se reconstruire.

"En substance", dit Philippe Vansteenkiste, porte-parole de l'association de défense de victime "V-Europe" et dont la soeur a perdu la vie à Zaventem), "le processus de reconnaissance et d’indemnisation demeure un parcours du combattant pour beaucoup d’entre-nous. De surcroît, nos membres sont traités de telle manière qu’ils se sentent à nouveau victimisés, ce qui rend difficile, voire impossible, leur reconstruction".

Pour Katarina Viktorsson, fille d'une victime de l'attentat de Maelbeek, "le peu de considération" offert par les interlocuteurs à ces victimes est "insupportable".

"Il y a ces insinuations, ces remarques, qui nous blessent et au travers desquelles on s’entend dire : encore eux, encore cette histoire d’attentat. Ou les : Ca semble bien aller madame, vous n’avez pas besoin d’aide ; C’était il y a deux ans, ça va maintenant ; Il faut passer à autre chose. Si vous vous montrez trop fort, on vous dit que vous ne souffrez de rien. Par contre, si vous vous mettez en situation de quémander, votre dignité en prend un coup. Nous sommes constamment ramenés à notre condition de victime".

Retrouvez le dossier complet et les interviews des témoins sur Paris-Match.be et en librairie dans le Paris Match Belgique de ce jeudi 25 janvier.