Belgique

Deux frères, parmi les douze personnes qui ont comparu vendredi devant la chambre du conseil de Bruxelles pour terrorisme, sont soupçonnés d'être les dirigeants d'un réseau organisant l'envoi de Belges vers la Syrie, ont expliqué leurs avocats. L'examen de l'affaire par la chambre du conseil a été reporté au 17 mars prochain. Mohamed et Ottman A., deux frères parmi les douze personnes sous mandat d'arrêt, sont suspectés d'avoir organisé, en qualité de dirigeants, l'envoi de personnes résidant en Belgique vers la Syrie pour se joindre au Jihad armé, ont expliqué les avocats de ceux-ci, Me Sébastien Courtoy et Me Henri Laquay. Ils sont aussi suspectés d'avoir envoyé de l'argent et du matériel.

Les Belges musulmans candidats pour partir au combat avaient été conduits par les deux frères en voiture jusqu'à Dusseldorf en Allemagne. De là, ils avaient pris l'avion jusqu'en Turquie d'où ils avaient alors rejoint la Syrie.

Le beau-frère de Mohamed et Ottman A. est également inculpé dans le cadre de ce dossier et défendu par les mêmes avocats.

Il gérait une librairie islamique à Bruxelles où des cours avaient été donnés aux candidats au combat. Il est reproché à cet homme, qui, lui, a bénéficié d'une remise en liberté, d'avoir entraîné physiquement les candidats, notamment lors d'un week-end à la Côte belge.

Nouvelles perquisitions vendredi

Des enquêteurs de la police judiciaire fédérale ont effectué vendredi de nouvelles perquisitions à cinq adresses dans le cadre du dossier relatif à l'envoi de combattants en Syrie. Deux personnes ont été interpellées pour être entendues et seront présentées dans la journée à un juge d'instruction, a fait savoir le parquet fédéral. Ces derniers jours, une cinquantaine de perquisitions ont été menées en Région bruxelloise (à Molenbeek-Saint-Jean notamment) mais aussi à Vilvorde, Charleroi ou encore Dinant. Une cinquantaine de personnes ont été appréhendées. Douze ont été placées sous mandat d'arrêt, dix ont été inculpées mais remises en liberté sous conditions. Deux mineurs d'âge ont par ailleurs été placés en institution, dans une section à régime fermé.