Belgique

La perspective des élections anticipées suscite des tensions au Parti populaire (PP), qui a enregistré deux nouvelles défections ce week-end. Après la démission-exclusion d'Aldo-Michel Mungo la semaine dernière, deux autres membres, Bernard Leys et Christian Coppe, ont quitté le navire.

L'information a été annoncée par un communiqué de presse anonyme, depuis l'adresse "presse@pp.be", et confirmée à l'agence Belga par le porte-parole officiel du PP, Grégory Mathieu. Ce dernier a toutefois refuté être à l'origine du communiqué, qu'il attribue à M. Mungo. Celui-ci a émis la semaine dernière des critiques à l'encontre des deux dirigeants du Parti populaire, Mischaël Modrikamen et Rudy Aernoudt, avant d'annoncer sa défection. Il a par la suite été formellement exclu. Selon M. Mathieu, Aldo-Michel Mungo "s'était livré à des préparatifs pour provoquer des élections en interne et prendre lui-même la présidence du parti". Or, "rien ne lui avait été promis". M. Mungo aurait également joué un "double-jeu", en préparant le transfert de membres du PP vers le Mouvement réformateur. Le porte-parole s'est toutefois gardé de mettre en cause le MR dans cette manoeuvre.

"Je n'accuse en rien le MR d'avoir fait cela", a-t-il dit. Au cours du week-end, Bernard Leys et Christan Coppe, deux autres membres en vue au PP, ont remis leur démission. Ils n'ont pas contre pas été exclus. "Nous avons estimé que Bernard Leys a été abusé par M. Mungo", a encore expliqué le porte-parole.