Belgique Une jeune femme chargée des allocations chômage dans son syndicat a été tuée par balle à son bureau. L’hypothèse privilégiée, ce lundi, à Diest (Brabant flamand), dans les locaux du syndicat chrétien ACV (CSC), c'est que le crime a pu être commis par un chômeur insatisfait.

Vers midi, un homme muni d’un casque de moto vert est entré dans l’établissement, a pris un ticket et s’est installé dans la salle d’attente. "Il n’a pas semblé pressé", indique un témoin. Quand son numéro est apparu à l’écran, il a jeté son ticket au sol, poussé la porte du comptoir et s’est dirigé directement vers sa cible, une employée du syndicat chrétien. Il a sorti une arme et a fait feu sur Sara Van Passel, une mère célibataire de 38 ans. On ne savait pas, ce lundi, combien de coups de feu ont été tirés. Mais la victime, originaire de Wezemaal et mère d’un garçon de 10 ans, a été tuée sur le coup.

Les témoins présents dans les locaux ont vu l’homme se diriger vers la sortie. "J’ai fait mon travail", a-t-il ainsi dit, en anglais, avant de quitter les lieux. Selon la police, il a volé une voiture pour s’enfuir.

Selon le parquet de Leuven, un suspect a été interpellé vers 18h. "Il doit encore être entendu", a indiqué la porte-parole, Helene Tops. L’homme est âgé de 35 ans et habite Bekkevoort.

Selon des témoins de la scène et des membres du syndicat chrétien, le suspect a été reconnu. Il s’agirait d’un client en colère. Ce lundi soir, le parquet ne souhaitait pas en dire plus, préférant "garder ouvertes toutes les pistes", alors qu’une enquête pour assassinat est en cours.

L’échevin de Bekkevoort, Anne Polleunis, a travaillé longtemps avec la victime, et la décrit comme "une très belle collègue". Selon elle, il n’y aurait rien d’étonnant à ce que l’auteur puisse être un chômeur en colère. "J’ai travaillé 23 ans dans ce métier, comme Sara. Il nous arrive souvent de ne pas apporter de bonnes nouvelles. Des fois, les dossiers sont incomplets, ou les gens n’ont pas le droit à ce qu’ils pensent pouvoir obtenir. Il y a souvent des agressions verbales. Mais là…"