Belgique

La chambre du conseil de Neufchateau a rouvert vendredi le dossier Dutroux bis. Le juge Langlois a terminé son instruction et a expliqué que rien ne pouvait plus être fait. Le procureur du roi, Vincent Cambier, a pour sa part également estimé que le dossier pouvait être bouclé et a requis un non-lieu. La chambre du conseil rendra son ordonnance fin octobre.

Une seule partie civile a participé à l'audience et s'est exprimée. Pol Marchal, le papa d'An, assisté de son conseil, Me Quirynen, a regretté que le dossier bis n'ait pas été exploité jusqu'au bout. "Le dossier est mince. On n'a pas beaucoup investigué pendant 9 ans. On a seulement analysé quelques cheveux mais on a raté une chance d'aller jusqu'au bout", a-t-il expliqué.

Le papa d'An ne souhaite cependant plus se battre pour que l'enquête se poursuive. "Je suis désolé des résultats du dossier bis et je suis frustré mais je suis aussi fatigué. Je veux reprendre ma vie avec ma famille", a-t-il souligné, disant cependant être "content" d'avoir pu s'exprimer devant les magistrats durant près de 45 minutes. Il n'interjettera pas appel de l'ordonnance.

Le dossier Dutroux bis avait été ouvert dans la foulée du dossier Dutroux, afin que puissent y être versés des faits à charge d'éventuels suspects autres que ceux accusés devant la cour d'assises d'Arlon (Marc Dutroux, Michel Lelièvre, Michelle Martin et Michel Nihoul), ainsi que des indices non traités dans le dossier Dutroux. Personne n'a été inculpé dans ce dossier.