Belgique

En Belgique, si la pression fiscale sur le travail reste élevée, un système permet d’alléger la facture : celui de la voiture-salaire, plus classiquement appelée "voiture de société". En gros, les employeurs ont intérêt à octroyer ce genre d’avantage à leurs collaborateurs plutôt que de leur donner une augmentation en salaire brut, plus coûteuse. Mais voilà, toutes ces voitures de société viennent allonger les files des embouteillages et ont un coût environnemental évident.

Problèmes innombrables

Alors, le gouvernement fédéral planche sur un nouveau système plus "écolo" mais qui ne pénaliserait pas les travailleurs. SD Works, une société spécialisée en ressources humaines, a élaboré pour le compte de la "suédoise" un projet de loi dans cet esprit. En résumé, ce projet prévoit la possibilité pour le travailleur bénéficiant d’une voiture de société de l’échanger contre une compensation en cash. Le principe serait que les travailleurs utilisent cet argent pour financer leur abonnement de train et fassent usage du solde comme bon leur semble.

Le projet de loi est actuellement examiné au sein du gouvernement. Mais les problèmes encore à résoudre sont innombrables. C’est ce qu’il ressort d’une note que nous avons pu lire. Les techniciens des ministres fédéraux, examinant le texte de SD Works, ont jeté sur le papier une longue liste d’interrogations assez fondamentales quant à l’évolution du modèle bien belge de la voiture-salaire. Les voici.

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