Belgique

Le PS. Les socialistes se réjouissent d’un accord "raisonnable". La procédure offrira aux parents un système simple et juste et garantira à chaque enfant d’aller dans l’école de son choix, quelle que soit l’école d’où il vient. Le PS souligne que le décret valorise la fréquentation d’une école primaire de proximité comme un critère de qualité: "Les enfants qui viennent d’une école de proximité sans partenariat bénéficieront de la même pondération que les enfants venant d’une autre avec partenariat".

Le CDH. L’accord reprend "les points essentiels demandés par le CDH" se vantent les humanistes. Le nouveau système mis en place comporte "de nombreux atouts" dont la concertation avec les acteurs de l’école, la priorité au choix des parents, la fin des files et du tirage au sort, le maintien des conventions d’adossement conclues jusqu’en 2013 ou encore la fin des multi-inscriptions

Le MR. Les réformateurs saluent la fin de la saga, mais regrettent néanmoins "l’extrême complexité et l’opacité de ce système pour les parents". "Je ne suis pas certaine d’une part que ce système se montrera juste et évitera les péripéties du passé; d’autre part que l’objectif de mixité sociale soit un jour atteint de cette façon", déplore Françoise Bertiaux, chef de groupe MR au Parlement de la Communauté.

L’enseignement catholique . Le Secrétariat général de l’enseignement catholique (Segec) estime que l’accord "allie compromis et équilibre en ce qui concerne les critères de classement des élèves. Le dispositif retenu consacre le maintien de l’inscription dans les établissements scolaires, favorisant ainsi un nécessaire dialogue familles-école. Enfin, se réjouit le Segec, il limite la centralisation, pour l’essentiel, au traitement des situations d’un nombre réduit d’établissements où la première préférence ne peut pas être satisfaite".

Les étudiants libéraux. Si la Fédération des étudiants libéraux peut saluer l’accord, elle "tombe très vite des nues" lorsque l’on se penche sur certains des critères mis en place, notamment celui de la longueur du trajet domicile-école et nullement de la distance lieu de travail-école. Le critère retenu pour favoriser la mixité sociale implique enfin, disent-ils qu’"on va décréter que certaines écoles primaires sont socialement défavorisées, créer des classifications et stigmatiser des écoles en leur collant une étiquette".