Belgique

E-learning ? On n'aime ou on n'aime pas. Quand on pose la question de savoir si c'est un outil efficace pour apprendre, les avis divergent.“Pas vraiment, je préfère un support papier”, avoue Eileen; “Oui, quand ça marche!”, s'exclame Céline; "C'est pratique, on peut poser des questions sur le forum par rapport aux cours, même à des gens que l'on ne connait pas ", se réjouit Ahmed, trois étudiants, rencontrés sur le campus du Solbosch, à l'ULB.

En tous cas, les universités du royaume semblent ne plus vouloir s'en priver. Depuis une dizaine d'année, nombre d'entre elles jouissent des facilités qu'apportent ce mode d'enseignement en ligne. Et la Antwerpen Universiteit (UA) n'est pas en reste. En septembre dernier, celle-ci adoptait la dernière version de Black Board. Cette plateforme, aux multiples fonctionnalités, permet aux étudiants de notamment revoir des cours par vidéo. “C'est le professeur lui-même qui décide de la manière dont il va utiliser Black Board. Il peut y organiser un chat, un test, un wiki, une préparation pour un cours”, explique Filip Seuntjens, chef de projet informatique à l'université anversoise :“Cet outil permet de réaliser la vision de l'enseignement que nous avons: plus de communication, plus d'exercices de remédiation, plus d'interaction, plus de matériel de soutien, plus de préparation, etc. Du coup, lors des cours, on peut davantage se pencher sur les points difficiles de la matière”, soutient-il.

Dans le même genre, l'université virtuelle (UV) de l'ULB, propose aussi aux étudiants un enseignement en ligne. On y retrouve également des forums et des tests. Tant à l'ULB qu'à l'UA, ces plateformes en ligne sont appréciées pour leur apport qualitatif dans l'enseignement. Bernadette Wilmet, professeur honoraire en chimie générale, à la retraite, et bénévole aux guidances de chimie, en témoigne. “L'université virtuelle est un support dont vous ne pouvez plus vous passer”. Ayant participé à la création de “La promotion réussite” (un cocktail de tests intégré dans l'UV, et destiné à tous les étudiants ayant un cours de chimie) , elle fait remarquer que selon les statistiques, ceux qui réussissent les tests en début d'année, réussissent bien en juin, tandis que l'on constate beaucoup d'échec parmi ceux qui les ratent. Pour Bernadette Wilmet, l'enjeu est grand. “ Le but de la promotion réussite c'est que les étudiants se rendent compte de leurs lacunes et s'améliorent dans leurs pré-requis ”. Mais esprit scientifique oblige, elle avoue qu'”il n'y a jamais moyen de tester l'université virtuelle en terme d'efficacité. On ne peut tester cela que par une expérience ”.