Edito: il est déjà moins cinq à Anvers...

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Belgique

Trop is te veel. A force de vouloir gouverner durement, on se brûle les ailes. Quinze jours avant Noël, Bart De Wever avait le sourire en coin en présentant "sa" majorité pour Anvers au sommet du "Museum aan de stroom", lui-même beau symbole d’ouverture au monde. Il y avait expliqué que le fil rouge de sa majorité N-VA-CD&V-Open VLD était "le respect pour A", c’est-à-dire "le respect pour la ville et ses habitants". Ces derniers, nous avait-on dit, recevront des opportunités et un soutien social accru, mais ils auront aussi des devoirs. A savoir, saisir les opportunités qui leur sont données et apprendre le néerlandais pour pouvoir agir dans la société. Depuis l’installation de la nouvelle équipe au "Schoon Verdiep", on a surtout entendu parler, en dehors de mâles approches de la criminalité, de mesures visant les ressortissants étrangers et, depuis deux jours, du refus de continuer à aider les demandeurs d’asile qui à leurs difficultés d’intégration ajoutent la malchance d’être porteurs du virus du sida. Si on peut discuter jusqu’au bout de la nuit de l’opportunité d’augmenter la taxe d’inscription pour les nouveaux venus, il est totalement incongru de lier l’octroi d’antirétroviraux à la promesse de s’en retourner volontairement dans son pays natal. Car qui peut affirmer que ces candidats au retour y seront bien accueillis, voire tout simplement soignés ? Des réponses simplistes à des questions aussi complexes ne se règlent pas de la sorte, surtout quand on dit incarner "la force du changement". Puis pareilles décisions finissent toujours par nourrir le populisme et ici, qu’on se le dise, sans référence aucune aux fameuses années trente...

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