Edito: l’ordre et le sang-froid

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Belgique

Disons-le tout net : si les villes de Belgique ne présentent pas un taux d’insécurité particulier, si les discours tendant à faire croire que certaines d’entre elles, comme Bruxelles, Anvers ou Charleroi, sont de petits Chicago sont excessifs et rarement dénués de visées idéologiques ou électoralistes, il n’en reste pas moins vrai que des incidents récurrents montrent combien la tâche policière de maintien de l’ordre est, dans certains quartiers au moins, devenue délicate et parfois périlleuse.

Il n’est pas admissible qu’au moindre contrôle d’identité, de jeunes voyous se rassemblent pour insulter, menacer, frapper les représentants de l’ordre, pas acceptable que de tels débordements se répètent dans un Etat de droit.

Si le but des apprentis émeutiers est, comme l’avancent certains observateurs, de faire régner la violence pour protéger un territoire où ils entendent poursuivre des activités délicteuses à l’abri de tout contrôle régalien, c’est encore plus intolérable.

Autre chose est de récupérer de tels comportements pour tenir des discours alarmistes, parfois racistes ou à connotation communautaire. L’approche des élections comporte le risque de voir ces tentatives de récupération se multiplier, au mépris du respect des règles de droit.

Les politiques et la justice doivent créer les conditions pour que le citoyen puisse vivre en paix dans la cité, pour que les policiers puissent accomplir leur travail proprement et pour que les excès des bandes ne restent pas impunis. Pour autant, ne versons ni dans la psychose, ni dans la surenchère haineuse.

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