Édito : la Belgique au milieu du gué

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On ne pourra nous accuser de gâcher le plaisir de la Fête nationale. Elle fut, comme on l’a lu, vu ou vécu sur le terrain, un succès sur toute la ligne, n’en déplaise aux ennemis de la Belgique. Un sans-faute, du discours apaisé, encourageant et fédérateur d’Albert II à la réussite des festivités, officielles ou non avec en sus un coup de pouce météorologique qui finira par faire croire que le bon Dieu, s’il existe, aime la Belgique (fédérale). Il serait toutefois inconscient, pour ne pas dire criminel, de s’enliser dans les délices enivrants de ce super week-end national en s’imaginant que la Belgique nouvelle est définitivement sur les rails.

Ne boudons pourtant pas la joie du Roi et des Belges : on peut, on doit être optimiste après la scission de BHV et son demi-siècle de palabres communautaires. Voilà un nouveau et très large compromis des Belges - seuls les plus radicaux l’ont rejeté - qui est d’autant mieux bien tombé qu’en même temps, notre pays a montré qu’il est plus résistant que d’autres de l’Union face à la crise économique mais aussi financière. Mais d’autres écueils, d’autres icebergs se profilent à l’horizon.

A commencer par les élections communales où les sirènes populistes pourraient faire très mal, malgré la très utile mise en garde royale. Mais dès que le calme reviendra - rapidement on l’espère après le scrutin - le monde politique devra s’atteler à la traduction concrète de la seconde phase de la réforme de l’Etat tout en gardant le cap budgétaire et en menant aussi d’autres réformes essentielles sans luttes partisanes mesquines. Il faudra autant de détermination que de sang-froid. Et un grand sens de l’Etat. Ce n’est qu’à ces conditions que le 21 juillet 2013 sera aussi chouette que celui qu’on vient de vivre

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