Belgique

Elio Di Rupo a été réélu mercredi, pour quatre ans, à la présidence du parti socialiste avec un score considérable, récoltant 89,5% des suffrages valables exprimés par les militants en ordre d'adhésion et de cotisation. Le dépouillement a été clôturé jeudi peu avant 4 heures.

Elio Di Rupo a récolté 20.654 votes valables contre 2.425 votes valables pour son challenger, l'ancien député permanent à la province du Hainaut Jean-Pierre De Clercq.

Au total, 23.747 militants (dont une poignée a voté blanc ou nul), soit 30,3% du nombre total d'affiliés, ont participé mercredi à l'élection du président du PS, la troisième du genre, après celles de 1999 et 2003, à être organisée au suffrage universel des membres. Sur les 82.000 membres du PS, 78.365 remplissaient les conditions pour être votants.

L'organisation de l'élection coïncidait avec la période des vacances. Cette élection intervenait par ailleurs après une série de scrutins, communal et législatif.

Prévue pour le mois d'octobre, l'élection a été avancée au mois de juillet afin de clarifier la présidence du parti au lendemain de la défaite électorale du 10 juin qui devrait voir le PS rejoindre les rangs de l'opposition au fédéral.

Au Boulevard de l'Empereur, on attribue cette défaite au climat électoral délétère qui a précédé le 10 juin après qu'une série de mandataires locaux socialistes se sont fourvoyés dans la gestion de leurs attributions, nombre d'entre eux étant sous le coup d'une inculpation, singulièrement à Charleroi.

Le président du parti socialiste, Elio Di Rupo, a condamné ces agissements, égratignant le comportement de "parvenus" au rang desquels les chefs de file n'ont pas hésité à évoquer Jean-Pierre De Clercq, lui-même inculpé pour des faits liés à ses activités de curateur.

Fort de son score, le président Di Rupo sera amené à entreprendre ce qu'il s'est engagé à réaliser durant la campagne présidentielle dont l'émergence d'un positionnement politique fort pour le parti appelé à redevenir une fabrique d'idées, la réunion des militants autour des projets et des valeurs socialistes et le respect de l'éthique.

Réélu à la présidence du parti socialiste, Elio Di Rupo quittera sa fonction de ministre-président du gouvernement wallon. Cette démission ne devrait cependant pas intervenir dans les prochains jours. Le président du PS attend de voir plus clair dans l'évolution du paysage politique notamment marqué par des négociations en vue de la formation d'un nouveau gouvernement fédéral.

Un Bureau du parti se réunit jeudi à 8 heures pour prendre position sur cette actualité politique. Il s'agira notamment de désigner le sénateur que le PS souhaite voir siéger comme coopté. Les sénateurs cooptés prêtent serment jeudi après-midi. Le Bureau sera suivi d'une conférence de presse à 10 heures.