Belgique

DéFI a réclamé lundi les explications du bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close à propos des mesures prises avant le match de football qui a mené aux émeutes dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tout bourgmestre prévoyant sait qu'une soirée de match de football au cours duquel s'affrontent des équipes connues pour avoir un grand nombre de supporters en Belgique, justifie qu'un dispositif policier soit prévu afin d'assurer la sécurité publique", a souligné le parti amarante qui souhaite savoir quel était l'effectif policier disponible, les mesures de surveillance préventive qui ont été prises et les délais d'appel et d'intervention des renforts.

DéFI préconise à cette fin la constitution d'un organe permanent de contrôle des opérations policières au sein du conseil communal. Cette commission évaluerait la manière dont les opérations de maintien de l'ordre sont menées à la Ville de Bruxelles qui accueille sur son territoire un très grand nombre de manifestations publiques.

Lorsque les auteurs des troubles seront identifiés, DéFI estime qu'ils devront être traduits devant le tribunal correctionnel par la procédure abrégée de citation directe.


La Ville de Bruxelles envisage des subsides et des avances pour les commerçants

La Ville de Bruxelles étudie la possibilité de prendre en charge la franchise que devront assumer les commerçants du quartier Lemonnier qui introduiront un dossier de dédommagement auprès de leur assurance, a indiqué lundi l'échevine des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles, Marion Lemesre (MR), à l'issue d'une rencontre avec les commerçants. La Ville pourrait également verser un subside à l'association des commerçants lorsque l'évaluation des montants nécessaires à la sécurisation des magasins aura été réalisée.

Les émeutes ont profondément choqué les commerçants. "Je ne veux pas qu'il y ait un sentiment d'impunité dans le quartier. Une enquête doit être menée. On doit retrouver ce qui a été volé et être très ferme au niveau des sanctions", a souligné l'échevine.


Brigitte Grouwels relance le débat sur la fusion des zones de police dans la capitale

"Ces graves émeutes me renforcent dans mon plaidoyer en faveur de la mise en place d'une zone de police unique en Région bruxelloise, combinée à un travail de quartier fort décentralisé", indique lundi la députée bruxelloise CD&V Brigitte Grouwels. Selon elle, les émeutes se sont déroulées samedi soir à la frontière de trois zones de police. "Je suis vraiment choquée par cette violence brutale contre des agents de police et par les importants dégâts causés aux commerces, alors que personne n'a été interpellé. Comment se fait-il que la police a été incapable de faire face à quelques centaines de jeunes?", s'interroge-t-elle. Selon Mme Grouwels, la fusion des six zones de police est une nécessité absolue et urgente. "Ce n'est que grâce à une fusion qu'une unité de vision et d'orientation des services de sécurité et de police est possible à Bruxelles", estime-t-elle. "En outre, cela permettrait d'avoir davantage de policiers sur le terrain. Une police unifiée conduirait à des économies d'échelle grâce au regroupement de services. Elle serait également une zone partenaire plus forte pour la police fédérale et les services de sécurité nationaux. En outre, une zone de police unique serait capable d'organiser une formation permanente de son personnel axée sur le contexte particuliers de Bruxelles: bilingue voie multilingue, multiculturel, international, etc."