Belgique

L'Union des Etudiants de la Communauté française (Unécof), qui s'était déclarée "sceptique" et "mitigée" à la mi-décembre quant au projet Marcourt de réforme de l'enseignement supérieur, a salué jeudi l'accord intervenu au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

"La dernière version du texte intègre une série de revendications étudiantes telles que la suppression de la possibilité pour un établissement de pouvoir refuser l'inscription d'un étudiant pour manque de place, le gel du financement des écoles et le rôle des organisations représentatives communautaires (ORC) dans la nomination des étudiants à l'ARES" (l'académie unique, ndlr), indique l'Unécof.

Cependant, l'Union restera attentive à "l'évolution de certains points délicats, concernant notamment la cohérence de la formation des étudiants, le risque de politisation excessive de l'enseignement supérieur ainsi que le respect des spécificités des types d'enseignement moins fréquentés".

L'Unécof estime que ce projet de décret est une base acceptable de négociation. Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s'est accordé jeudi sur une note du ministre Jean-Claude Marcourt réformant l'enseignement supérieur, préservant cinq pôles géographiques pour des compétences de proximité (infrastructures, etc), mais y ajoutant trois "interpôles" académiques, dont un Brabant wallon-Bruxelles.

Rappel des faits

Cette fois, ça y est. D'après les premiers échos qui nous reviennent du Conseil des ministres restreint (kern) du gouvernement de la Communauté française - il se tenait ce jeudi matin à Namur - il y aurait enfin bel et bien un accord sur la réforme du paysage de l'enseignement supérieur porté par le ministre compétent, Jean-Claude Marcourt (PS).

Ainsi, la question des "pôles géographiques" serait désormais résolue. On s'orienterait dès lors vers un modèle à cinq pôles ( toujours les mêmes que ceux initialement prévus), soit Liège-Luxembourg, Namur, Brabant wallon, Hainaut et Bruxelles, tandis que trois zones ou "interpôles" seraient créés : Liège-Namur-Luxembourg, Hainaut et Bruxelles-Brabant wallon. Ceci, "afin d'éviter que les universités restent cantonnées aux limites des pôles", nous confie une source.

Un compromis qui permettrait ainsi aux universités et hautes écoles de poursuivre leurs collaborations au-delà de leurs pôles géographiques respectifs. Pour rappel, l'Université catholique de Louvain (UCL) et certaines hautes écoles de l'enseignement libre, craignant pour leur liberté d'association, s'étaient montrées fermement opposées au projet ministériel. L'insécabilité de Bruxelles-Brabant wallon était l'une de leurs plus fortes revendications.

La semaine dernière, un accord sur les autres volets de cette réforme avait déjà été trouvé entre les membres de la majorité gouvernementale, sur l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (Ares) ainsi que sur le volet relatif à l'organisation des études et au statut de l'étudiant.