Belgique

L’opération de jeudi s’est déroulée avec une bien meilleure collaboration entre la police fédérale et la Sûreté de l’Etat que ce qui avait été le cas en décembre2007. Chacun s’en réjouit, mais l’administrateur général de la Sûreté, Alain Winants, a profité de l’occasion pour rappeler, vendredi, que son service est le seul d’Europe, et peut-être du monde, à ne toujours pas être autorisé à utiliser des méthodes particulières de recherche.

En effet, un projet de loi permettant ces écoutes et surveillances en tout genre avait été recalé en avril2007, après pourtant un long chemin parlementaire.

Eh bien, le président du Sénat, Armand De Decker, vole a son secours. Hasard du calendrier : avec le vice-président Hugo Vandenberghe, il a déposé une proposition de loi permettant de ramener le sujet sur la table. "La Sûreté est un service qui fonctionne très bien et il est fondamental qu’elle coexiste avec la police qui, elle, dispose de ces méthodes particulières , dit-il. En effet, la police les applique dans un cadre judiciaire où le secret de l’instruction rend impossible l’information du Parlement et du gouvernement. Mais il n’y a pas de raison que le judiciaire dispose seul de cela. Les pouvoirs exécutif et législatif doivent aussi être informés. C’est l’une des raisons pour lesquelles il faut autoriser ces méthodes pour la Sûreté."