Belgique

L'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT), l’organe qui régule ces secteurs, a publié jeudi un avis sur l’e-commerce. Il fait suite à une étude relative au marché belge de la livraison de colis dans le cadre d’activités d’e-commerce, commandée par l’IBPT en 2016 au cabinet KPMG et rendue publique en juin 2017.

KPMG y faisait des recommandations pour que les opérateurs belges du commerce en ligne puissent développer leurs activités en Belgique et être plus compétitifs face à la concurrence internationale. L’IBPT vient donc de donner ses pistes de réflexion liées aux recommandations du cabinet.

Qu’y trouve-t-on ? KPMG souligne que “les informations accessibles au public concernant le nombre d’opérateurs, leurs données d’identification, le chiffre d’affaires et les volumes sur le marché européen des colis sont relativement limitées et ne sont pas à jour”. Tout comme “il n’est pas toujours évident pour les détaillants en ligne de savoir quels sont les services et options de livraison proposés par les entreprises de livraison de colis pour les envois nationaux et à quel prix”. L’IBPT a répondu à cette interpellation en créant fin décembre le site www.pointpostal.be, qui cartographie tous les points postaux du pays.

Pour KPMG, les consommateurs ne sont pas assez informés de leurs droits et devoirs en ce qui concerne la vente à distance, l’envoi et le renvoi de leurs achats, l’importation de biens ne venant pas de l’Union européenne (contrefaçons, jouets ne répondant pas aux normes de santé…). L’IBPT annonce qu’il va enrichir son site Internet (www.ibpt.be) d’informations relatives aux différentes facettes de l’e-commerce et plus particulièrement sur les services de livraison intérieure de colis (prix par service de livraison, délai de livraison, etc.).

Enfin, parce que le monde change, que les particuliers reçoivent à domicile plus de colis que de courrier postal, il serait peut-être temps d’adapter la taille de leur boîte aux lettres. Celle-ci est définie par la loi, qui prévoit une ouverture minimale de 23 sur 3 cm. La boîte doit être assez grande “pour la réception sans détérioration d’un envoi non plié” capable de contenir une feuille de format A4. Y glisser un colis ? Impossible.

Alors, afin d’éviter des retours de colis à la Poste pour cause d’absence à la maison lors de la livraison, l’IBPT adressera un avis au ministre de tutelle de la Poste, Alexander De Croo (Open VLD), concernant “la nécessité d’une adaptation de l’actuel arrêté ministériel sur les boîtes aux lettres, afin de l’adapter aux besoins de tous les utilisateurs”.