Belgique

Le concours de fin de première année de médecine et de dentisterie aura bien lieu jeudi dans les cinq universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a indiqué lundi la Fédération des Etudiants Francophones (FEF) après avoir pris connaissance des décisions judiciaires prononcées en référés à Liège et à Namur. Les étudiants contestent toujours la validité des quotas fédéraux et relèvent que les décisions prononcées n'entament en rien la voie à un nouveau recours, à posteriori, sur le fond du dossier.

Les étudiants en médecine et en dentisterie des cinq universités avaient introduit des recours devant le tribunal de première instance, en référés, à Liège (pour l'ULg) et à Namur (pour l'UNamur, l'UMons, l'UCL et l'ULB) afin de contester la validité du concours de sélection imposé aux étudiants qui achèvent leur premier bachelier de médecine ou de dentisterie. 

Cette épreuve est destinée à limiter le nombre d'étudiants en seconde année afin de coller au contingentement de praticiens pour 2022. Les étudiants ont été déboutés de leurs actions. "Du côté liégeois, le tribunal estime que les quotas ont été implicitement créés et sont valides mais il se déclare incompétent et ne se prononce pas sur le fond. 

Du côté namurois, le tribunal déplore le caractère urgent du recours, qui aurait pu être introduit en début d'année académique, mais ne se prononce pas non plus sur le fond", analyse la FEF. La FEF conteste toujours la validité des quotas et envisage un nouveau recours, à posteriori, même si le concours aura lieu jeudi dans les cinq universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles. "Les juges ne se sont pas prononcés sur le fond mais uniquement sur la forme. La FEF et ses conseils étudiants, ainsi que la Fédé, marquent leur déception face à ces décisions et se désolent de voir des étudiants motivés devoir subir un dispositif de sélection obsolète et contestable, créé par l'inertie des pouvoirs publics tout au long de l'année", indique-t-elle encore dans un communiqué.