Belgique

En matière d'emploi, il vise notamment à garantir le pouvoir d'achat des personnes particulièrement touchées par la crise actuelle et contient des mesures de création de cellules pour l'emploi en cas de restructuration. Ainsi, les entreprises comptant plus de 20 travailleurs seront désormais obligées de créer une cellule pour l'emploi dès qu'elles annoncent un licenciement collectif, alors que le dispositif de la cellule pour l'emploi est élargi à tous les travailleurs de toutes les entreprises en restructuration et plus seulement pour les plus de 45 ans.

Le remboursement à l'employeur de frais d'outplacement est augmenté et le travailleur licencié qui est dans une cellule pour l'emploi durant 6 mois et qui retrouve un travail durant cette période garde le droit à l'indemnité de reclassement afin qu'il soit incité à reprendre un travail le plus vite possible.

Une série de mesures visent la simplification des plans d'embauche (négociée par les partenaires sociaux et inclue dans l'accord interprofessionnel 2009-2010), la prolongation de la prépension à mi-temps, la mention des heures supplémentaires sur la fiche de paie, l'augmentation du plafond des allocations en matière d'accidents du travail, la prolongation des efforts en faveur des personnes appartenant aux groupes à risque et au profit de l'accompagnement et du suivi actifs des chômeurs, l'augmentation des allocations de chômage et des indemnités en cas de chômage temporaire.

Les arrêtés relatifs à cette dernière mesure seront publiés au Moniteur belge dans les prochains jours. Ils modifient la réglementation relative à l'assurance chômage en assurant la liaison des montants d'allocations de chômage à l'évolution du bien-être, en augmentant les allocations de chômage et les plafonds pris en compte et en renforçant et élargissant la protection des chômeurs temporaires, précise le cabinet de la ministre de l'Emploi Joëlle Milquet.