Belgique Les réseaux sociaux sont aussi utilisés pour le phishing de vos données bancaires.

Les fraudeurs ont manifestement l’imagination fertile.

Voilà à peine deux mois, Febelfin, la fédération du secteur financier, lançait une alerte à propos du recrutement de mules financières, à savoir des personnes qui aident à leur corps défendant les fraudeurs à transférer les sommes volées vers un compte qu’ils contrôlent.

Nouvelle alerte, cette fois, concernant les réseaux sociaux comme Facebook et WhatsApp. "Ils envoient, par exemple, des messages au nom de grands magasins et de centres commerciaux dans lesquels ils font miroiter des réductions importantes ou des possibilités de participer à des concours", souligne à cet égard Febelfin.

Ce communiqué est tombé à point nommé. Un nouveau message circule ainsi sur Facebook au nom de la compagnie aérienne Ryanair qui serait soudainement devenue généreuse en promettant de récompenser avec deux billets gratuits la fidélité de ses clients.

À chaque fois, le but de la démarche est simple : vous soutirer des informations à votre insu, afin de vous pigeonner financièrement.

C’est par exemple la technique adoptée par les fraudeurs opérant via les sites de seconde main. Allez savoir pourquoi, les fraudeurs parviennent à convaincre les vendeurs de leur faire un virement d’un montant ridicule - 1 cent, par exemple - comme prélude à la transaction.

"Pour pouvoir effectuer ce virement, les fraudeurs envoient un message WhatsApp contenant un lien qui mène vers un faux site Internet", précise Febelfin.

La machine infernale peut alors se mettre en route.

Le vendeur introduit ses données bancaires en toute bonne foi, sans savoir qu’elles sont repérées par les fraudeurs.

Munis du numéro de carte bancaire et du code généré par le lecteur de carte, ils ont alors quelques bonnes secondes devant eux pour effectuer des virements depuis le compte bancaire de la victime.

L’imagination semble en tout cas payante : pas moins de 2.561 cas de fraude via la banque en ligne ont été recensés au cours des 9 premiers mois de 2017, contre moins de 500 sur l’ensemble de l’année 2016, pour un montant d’un peu plus de 2 millions d’euros.

Si on vous demande des informations confidentielles, comme le code secret de votre carte ou le code d’authentification d’une transaction, cela sent forcément l’oignon, même si cette demande émane de votre banque.

Ce sera forcément une tentative de fraude.


QUELQUES EXEMPLES:

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