Belgique

Quand les policiers de la DR3 sont arrivés au no 60 de la rue du Dries, mardi vers 14 h 15 à Forest, ils croyaient trouver un appartement vide. "Les raccordements au gaz et à l’électricité avaient été coupés il y a un mois et demi", raconte un enquêteur. Au lieu de cela, ils ont trouvé trois hommes armés de kalachnikovs et d’un riot gun.

L’appartement avait été mis en location le 30 novembre si l’on en croit un extrait d’annonce paru sur le site 2èmemain, aujourd’hui supprimé.

L’adresse est répertoriée sur le net comme la Résidence Kassimi. Trois noms apparaissent sur la sonnette, tous de consonance étrangère. Selon les voisins, les occupants de l’appartement étaient discrets et sortaient peu, hormis "un couple arabe avec un enfant".

Les enquêteurs affirment ignorer qui exactement était Mohamed Belkaid, l’homme blessé dans l’échange de coups de feu avec les policiers de la DR3, puis abattu par un tireur d’élite.

Une photo plus qu’intrigante

Mais c’est la première fois qu’apparaît dans le dossier belge des attentats de Paris un homme de nationalité algérienne.

Pourtant une information très intéressante vient d’être publiée par le site Mediapart, une photo plus exactement tirée du GSM d’Hasna Aït Boulahcen, la cousine d’Abdelhamid Abaaoud, tuée dans l’assaut de Saint-Denis. Elle montre un Abaaoud tout sourire en présence d’un homme dont les services de l’antiterrorisme sont persuadés qu’il s’agit de Farid Melouk. La photo aurait été prise en Syrie, où le Franco-algérien aurait créé un camp d’entraînement au maniement des armes.

Melouk est une figure "historique" du terrorisme, plus précisément du GIA algérien, et un vétéran d’Afghanistan. Il avait été arrêté avec ses comparses en mars 1998 à la rue Wéry à Ixelles alors qu’il préparait un attentat contre la Coupe du Monde de football qui devait se tenir à Paris. Melouk a également rencontré en 2010 au Cantal Chérif Kouachi, coauteur des attentats contre Charlie. Et dans quelques mois débute l’Euro 2016 à Paris.