Belgique

Marc Parmentier, le président du CPAS de Charleroi inculpé mardi de faux et usage de faux par fonctionnaire public, est le onzième élu inculpé dans ce dossier des faux procès-verbaux de collèges échevinaux commis sous l'ancienne majorité homogène socialiste à Charleroi.

Devenu notamment échevin en charge du Logement, Marc Parmentier avait peu après demandé à être auditionné par les enquêteurs du Service judiciaire d'arrondissement pour s'expliquer sur un chantier en cours à la "Maison du logement", dont il avait la charge. Il avait en effet constaté que certaines irrégularités pouvaient y avoir été commises, et il tenait à informer la Justice de ce qu'il n'y était pour rien. Cette audition n'avait eu aucune suite judiciaire.

Marc Parmentier a été entendu mardi à propos du dossier des faux PV de collèges, qui se sont tenus entre 1993 et 2006, à des périodes variant selon le moment où les différents échevins ont exercé leurs fonctions. En ce qui concerne Marc Parmentier, cette période infractionnelle va d'octobre 2005 (moment où il a succédé à Claude Despiegeleer) à décembre 2006 (moment où le nouveau collège a été installé, avec de nouvelles pratiques de fonctionnement).

Le dossier des faux procès-verbaux a, en un peu plus de trois de semaines, suscité une série d'inculpations au sein de l'ancien collège échevinal de Charleroi pour faux et usage de faux : celles de l'ancien bourgmestre Jacques Van Gompel, et des ex-échevins Jean-Pol Demacq, Claude Despiegeleer, Serge Van Bergen, André Liesse, Claude Bael, Gérard Monseux, Lucien Cariat, Christian Renard. Lundi, c'est l'ancien échevin Léon Casaert, aujourd'hui bourgmestre de Charleroi, qui a également été inculpé. L'ex-échevine Evelyne Druart, aujourd'hui conseillère communale, sera entendue mercredi dans le cadre du même dossier.